. ALG : Petkovic croit-il en nos locaux ? | Foot Afrique
AlgérieFootball algérienLes infos

ALG : Petkovic croit-il en nos locaux ?

RACHID BELARBI

En tournée à travers les clubs de l’élite nationale, Vladimir Petkovic ne devrait, néanmoins, pas trop élargir le contingent des joueurs locaux lors du prochain regroupement en amont de la fenêtre internationale du mois de juin.

Ils n’étaient, pourtant, que trois joueurs de la Ligue – Mobilis à avoir figuré sur sa première liste, à savoir le gardien de but Oussama Benbot (USM Alger) et les défenseurs centraux Zinedine Belaïd (USMA) et Mohamed Amine Madani (Chabab de Constantine). Seul le dernier nommé, néophyte à ce niveau, a pu fouler la pelouse du stade Nelson-Mandela et disputer une partie du tournoi amical de l’édition régionale des FIFA Séries. Deux raisons principales s’enchevêtrent pour rendre cette représentativité si minime, en l’occurrence la rareté d’un talent évident ainsi que l’abondance de candidatures venant de l’autre côté de la Méditerranée. Et à voir de près la liste du mois de mars de Vladimir Petkovic et le nombre de postes à pourvoir, les chances de (re)voir des joueurs du championnat national postuler à des places de titulaires dans le onze de l’EN paraissent assez maigres, pour ne pas dire quasi-nulles.

Deux postes à pourvoir

Deux postes «permettent», cependant, aux pensionnaires des 16 clubs de l’élite professionnelle de continuer à croire en un destin international : celui de défenseur central et celui d’avant-centre. Avec la (presque) retraite du buteur historique des Verts, Islam Slimani, sur les épaules duquel le poids des ans commence à se ressentir comme en témoigne sa maigre moisson avec son actuel club actuel du FC Malines (1 seul but en 2024) et le seul Baghdad Bounedjah comme solution permanente, il paraît, en effet, clair que maillot numéro 9 de la sélection n’attend que des prétendants à la hauteur des espérances. Le fait qu’aucun attaquant de pointe ne se soit, d’ailleurs, imposé dans le haut niveau ou émergé du lot depuis des années avait, d’ailleurs, contraint Djamel Belmadi à maintenir sa confiance à Slimani en dépit de ses changements fréquents de clubs et de ses baisses de régime assez inquiétantes.

Un 9 pour déloger les vieux

Le prédécesseur de Petkovic avait même été contraint de rappeler un Bounedjah pourtant écarté pour raisons techniques au lendemain de la désastreuse CAN camerounaise de janvier 2022 avec, toutefois, le même résultat catastrophique au tournoi continental ivoirien de 2024 et cette deuxième sortie prématurée au premier tour. Et quand bien même le revenant Yassine Benzia aurait dégainé à trois reprises en deux rencontres lors des FIFA Séries du mois de mars, il n’en demeure pas moins que l’ancien Lyonnais est beaucoup plus un milieu de terrain axial ou un attaquant excentré qu’un véritable avant-centre. C’est dire que s’il venait à trouver un authentique 9 compatible avec ses idées du haut niveau, Vladimir Petkovic n’hésiterait pas à en faire son principale arme pour déloger définitivement les pré-retraités sus-mentionnés.

Une brèche dans l’axe

L’autre poste à pourvoir est, en outre, celui d’arrière-central. Mais pour avoir testé Mohamed Amine Madani qui a, disons-le tout de go, complètement raté sa première (et dernière ?) sortie sous le maillot vert, il n’est pas certain que le sélectionneur national retente l’aventure de sitôt avec un défenseur axial de son profil. La grave blessure qui a confirmé l’indisponibilité de Ramy Bensebaïni pour quelques mois tout comme le peu d’assurance que dégage Aïssa Mandi depuis quelques saisons déjà obligent, pourtant, Petkovic à se creuser les méninges pour former une charnière centrale capable de résister aux assauts adverses et ne plus constituer le point faible de l’arrière-garde des Verts, comme cela s’est encore une fois vérifié récemment.

Belaïd ne semble pas convaincre

Sa défiance envers Zinédine Belaïd, qui n’a pas disputé la moindre minute lors du regroupement du mois de mars, laisse même à penser qu’il ne serait probablement pas de la liste de juin, à moins de le convoquer de nouveau pour une simple question de représentativité. Il faudra, donc, attendre la fin de la tournée de coach Vladimir dans les clubs de la Ligue 1, ses observations et remarques des seize séances d’entraînement, auxquelles il aura assisté et le nom des éléments qui lui auraient tapé dans l’œil pour mesurer réellement l’importance (ou non) d’un tel exercice pédagogique.

RACHID BELARBI.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité