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Algérie 1-1 Égypte : Slimani, le sauveur !

A la faveur d’un nouvel exploit aérien de son buteur historique, Islam Slimani, dans les ultimes souffles d’un irrespirable combat de chefs, la sélection nationale a évité la défaite face à une Egypte, pourtant en infériorité numérique pendant plus d’une heure. 

Aux antipodes de ce qu’elle a montré, jeudi soir, face au Cap-Vert, l’EN de Djamel Belmadi a laissé apparaître, ce soir, à Abu Dhabi, des signes inquiétants à un mois de l’entame des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 et à moins d’un trimestre du coup d’envoi de la CAN en Côte d’Ivoire. Allumant la première mèche de ce qui allait devenir un véritable brasier en matière d’intensité, Zerrouki fera admirer sa technique avant d’adresser un centre qui obligera El-Shenawyi à intervenir (2’). La maîtrise collective devenait alors algérienne aux dépens d’une Egypte combative et présente dans les duels, mais qui se montrera la plus dangereuse en nombre d’occasions. Au 58 % de possession de balle en première période qu’affichaient les Verts, les Pharaons opposaient quatre frappes cadrées contre aucune pour les poulains de Djamel Belmadi, ce qui résumait assez bien ce premier half étouffant, dantesque et d’une intensité telle qu’on avait du mal à considérer cette joute comme amicale. Mahmoud Hassan, dit Trézéguet, signera la première de ces tentatives en enroulant une puissante frappe sur laquelle Mandréa fera admirer sa détente horizontale (17’).

Possession algérienne, occasions égyptiennes

Le dernier rempart de l’EN suivra, par la suite, du simple regard, mais, avec soulagement, la tentative de près de Mohamed Salah s’écrase sur sa transversale après un joli mouvement collectif initié côté gauche et une feinte du même Trézéguet qui laissera passer la balle pour la star de Liverpool (20’). Un autre tir de loin de Ahmed Sayed « Zizou », quatre minutes plus tard, qui passera à gauche de la cage algérienne confirmera l’ascendant « offensif » des joueurs de Rui Vitoria. Vint, ensuite, l’un des tournants de ce combat de chefs quand Mohamed Hany se fera expulser, suite à un pied jugé trop haut et dangereux sur Ahmed Touba (25’). Le temps de soigner le défenseur de Lecce, légèrement touché au crâne et de passer par la VAR, la sélection égyptienne se retrouvait condamnée à évoluer en infériorité numérique pendant les deux tiers à venir de la rencontre. Paradoxalement, cette sanction boostera davantage les coéquipiers d’Elneny qui feront passer un ultime frisson aux supporters des deux camps dans les derniers souffles de cette première période par l’entremise de Mohamed Mostafa.

Salah éclipse Mahrez

Lancé plein axe, effacera Mandréa avant de placer la balle en direction du but vide et s’apprêtait même à fêter l’ouverture du score. C’était, toutefois, compter sans le superbe tacle glissé de Rami Bensebaïni dont l’intervention in extremis coupera la trajectoire du cuir et évitera à l’EN de rentrer au vestiaire avec un but de retard. Le sociétaire du Borussia Dortmund ne pourra, néanmoins, rien faire après seulement un quart d’heure de jeu, en seconde période, quand Hamdi Fethi reprit, d’une tête à bout portant, une remise également de la tête d’Aly Gabr successive à un coup franc de Trézéguet pour une ouverture du score méritée pour l’Egypte qui, bien que réduite à dix, était en train de prendre un ascendant assez clair sur son adversaire du soir. Incapable de hausser le ton, de se créer une occasion franche ou de mettre en danger les Pharaons, en dépit des changements opérés et de l’incorporation de Amoura et de Aouar, entre autres, les Verts de Belmadi subissaient encore une occasion assez nette.

La délivrance dans le money time

Ce dernier enverra une balle chaude sur un tir des vingt-cinq mètre que repoussera difficilement Mandréa (72’). Il aura, finalement, fallu attendre que le sablier du temps réglementaire soit totalement consumé et que les dix minutes accordées comme compensation des arrêts de jeu soient entamées pour que la machine algérienne se dégrippe. Mahrez, d’un puissant tir à ras de terre (91’) puis Aouar d’un fouetté de près sur une percée de Atal (92’) se heurteront, cependant, à un El-Shenawy impérial. Et alors que Marmoush, servi sur un plateau d’argent par Salah, butta sur un tout aussi injouable Mandréa qui évitera à l’Algérie un (0-2) qui aurait été fatal pour son orgueil, d’un centre parfait d’Atal sur lequel le rentrant Slimani s’élèvera dans le ciel émirati viendra la délivrance sous la forme d’une tête smashée qui surprit le géant égyptien (90’ +3).

RACHID BELARBI

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