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ALG : Pas de CAN, mais un Mondial ?

RACHID BELARBI

Au moment où de sérieux candidats se sont vu freinés dans leurs élans par des blessures, sanctions et temps de jeu insuffisant, certains internationaux qu’on croyait loin des Verts continuent de croire en une fin de saison en apothéose avec une possible participation à la Coupe du monde 2026.

Belle mais si cruelle incertitude du sport ! Dans une année de CAN et de Coupe du monde, s’il y avait un choix à faire pour un international, il est clair que faire partie de la liste pour l’évènement planétaire est doublement plus excitant et autrement plus valorisant que disputer le tournoi continental. Anthony Mandréa, Youcef Atal, Mohamed Amine Tougaï et éventuellement Samir Chergui, du voyage au Maroc l’hiver dernier, risquent, en revanche, de se retrouver dans une situation contraire vu ce qu’ils traversent depuis le retour des Verts de Marrakech et les doutes de Vladimir Petkovic à leur encontre. Dans le sens contraire, le contexte du moment et les coups durs qui entravent la marche en avant de quelques-uns de leurs compatriotes pourraient ouvrir des portes que certains absents de la dernière CAN croyaient refermées à jamais.

Mandréa, Atal, Tougaï et Chergui ?

C’est le cas notamment pour le piston droit Kévin Guitoun Van den Kerkhof qui estimait, tout récemment, que ses belles prestations en Belgique lui donnent «ce droit». Vainqueur sans jouer de l’édition 2019 au Caire, Alexandre Oukidja s’est, lui aussi, engouffré dans cette brèche que les incertitudes du football de haut niveau offrent occasionnellement. De nouveau en pleine possession de ses moyens après avoir surmonté les contraintes d’une blessure au plus mauvais moment, le gardien de but qui s’entraine avec la réserve du FC Metz n’en pense pas moins. «Mon opération s’était bien passée, et j’ai eu la chance de partir à Clairfontaine trois semaines pour accélérer ma rééducation. Depuis février, je m’entraîne avec la réserve de Metz, ça me fait beaucoup de bien. Mais pour être appelé en sélection et participer à la Coupe du monde, il faut être compétitif, être sous contrat, chose que je ne suis pas.

Guitoun fait campagne

Mais bon, Roger Milla avait bien disputé la Coupe du monde à 42 ans et sans contrat… Donc j’essaye, via les réseaux sociaux – même si ce n’est pas trop mon truc – de montrer que je suis là, que je bosse tous les jours et que je suis opérationnel » argumentera Oukidja qui s’était, pourtant, donné les moyens de sa politique. «À la fin de mon aventure au FC Metz, j’étais parti pour signer un an à l’IMT Belgrade, afin de participer à la CAN et à la Coupe du monde», relatera-t-il dans ses confidences au magazine So Foot, publiées avant-hier. «Malheureusement, je me suis blessé dès l’entame de la préparation, début juillet. C’est la première grosse blessure de ma carrière, à 37 ans. Il y a ensuite eu des complications liées à cette blessure, ce qui a retardé mon retour.»

Oukidja a appelé Petkovic

«En sélection, j’avais une bonne place, ça faisait que huit ans que j’étais constamment appelé. Cette blessure m’a mis un coup d’arrêt dans cette fin de carrière. Beaucoup de gens pensaient que j’allais arrêter comme ça, mais ce n’est pas dans mon tempérament». Refusant l’idée d’une quelconque retraite anticipée, le keeper a même tenté de forcer le verrou qui lui faisait face en prenant directement attache avec le sélectionneur national. «En début d’année, j’ai discuté avec le sélectionneur (Vladimir Petkovic), pour lui dire que je me préparais au cas où. Pour apporter un peu plus d’expérience, puisqu’avec Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, je fais partie des plus anciens. Pourquoi pas aussi accompagner les jeunes gardiens, parce qu’en sélection, on cherche encore le successeur de Raïs M’Bolhi, ce qui est compliqué.»

«Je bosse depuis janvier, je suis prêt»

«Si je n’arrive pas à participer à cette Coupe du monde, au moins j’aurais tout mis en œuvre pour y arriver. Et puis ça m’aura permis de préparer la saison d’après», affirmera Oukidja, convaincu plus que jamais de la logique de sa démarche. «Ce n’est que mon avis, mais je suis persuadé d’avoir ma place en sélection. C’est peut-être un sentiment égoïste, mais je le dis parce que depuis janvier, je bosse constamment. Tous les jours, sauf le dimanche. Sur les terrains et en salle de muscu pour me préparer en vue de la Coupe du monde. De mon côté, je dirais donc que je suis prêt. Mais les gens qui ne voient pas ça de l’extérieur se diront toujours : «Ok, il fait quelques entraînements, mais est-il prêt ?» Ce que j’aimerais, c’est être dans la liste élargie du sélectionneur, s’il en fait une.

«Un miracle oui, mais pas un scandale»

Qu’il m’observe dans le groupe pendant une semaine, et qu’il fasse son choix», suggère, d’ailleurs, l’ex-Strasbourgeois, très compatissant envers ses concurrents mais ne voulant aucunement rater une telle opportunité. «Mandréa m’a appelé pour me prévenir de son opération (de l’épaule). Il a préféré ça, plutôt que de risquer la suite de sa carrière.

Ensuite, Luca s’est fracturé la mâchoire, puis Mastil a été victime d’une hernie. Mon agent m’a donc conseillé d’appeler la sélection pour préciser que j’étais prêt, mais je ne l’ai pas encore fait. Ce serait peut-être mal vu. Même si ça fait des années que je suis en équipe nationale, j’ai peur que ce soit perçu comme un manque de respect envers les gardiens qui ont joué toute la saison. Je ne sais pas… En tout cas, je dirais que je suis là. Si je suis sélectionné, c’est un miracle, si je ne le suis pas, ce n’est pas un scandale», conclut Oukidja.

-RACHID BELARBI

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