
Ses choix forts au moment de composer son onze pour défier l’Uruguay confirment la décision de Vladimir Petkovic de faire du volet physique le paramètre le plus important quand viendra le temps d’annoncer sa liste pour le Mondial.
Il l’avait indiqué, répété et martelé à maintes reprises : pour espérer faire partie de « son » groupe, il ne fallait être ni blessé récemment, ni encore convalescent mais plutôt à 100 % de son potentiel physique. Une condition sine qua non qui a mis à la trappe plusieurs éléments qui revenaient d’un repos forcé, trop long aux yeux du sélectionneur, ou qui n’étaient pas encore en possession de tous leurs moyens à même d’espérer être retenu parmi les 26 joueurs qui composaient la liste concernée par les matches amicaux face au Guatemala et à l’Uruguay.
Lors du premier match-test en Italie, au stade Luigi Ferraris de Gênes, Vladimir Petkovic a, ainsi, composé son équipe de façon à ce qu’il puisse désormais être sûr de ses choix pour ce qui a trait aux joueurs qui compléteront le groupe qui ira aux Etats-Unis, en juin prochain. En un langage plus simple, le sélectionneur national a vu l’œuvre ce qu’il penserait être son équipe B, celle des remplaçants.
Mahrez, exemple de déclassement
Raison pour laquelle il avait lancé la majorité des nouveaux capés, à commencer par le défenseur Achraf Abada. Titulaire face à la formation guatémaltèque mais remplaçant au coup d’envoi du match face à la Céleste, le capitaine Riyad Mahrez a, ainsi, vu son statut changer en raison, justement, de son incapacité à enchainer les efforts, à multiplier les courses à haute intensité et à assumer ses devoirs défensifs. Victime de sa condition physique pas vraiment à la hauteur des standards fixés par Petkovic, l’ancien faiseur de bonheur de Leicester City ne devrait, de fait, plus débuter à son poste préférentiel mais se contenter, plutôt, d’un rôle moins gratifiant d’intermittent du spectacle.
Boudaoui plutôt que Bentaleb
Ce nouveau statut de remplaçant de luxe devrait, à ce propos, lui être de nouveau confié au stade de Kuip, le 3 juin prochain, lors du big match amical qui attend les Verts face au Pays-Bas en conséquence directe des choix de «Vlado» de favoriser des éléments plus jeunes et plus robustes physiquement. «J’ai déjà dit aux joueurs que ce sera une bataille pour obtenir une convocation. J’espère que tous resteront en bonne santé, physiquement, et qu’ils pourront donner le maximum avec leurs clubs. La santé reste un élément fondamental», soulignait, dans le même d’ordre d’idées, le patron technique au sortir du récent regroupement des Verts en Italie.
Dans l’entre-jeu, Titraoui en maestro
L’inconstance d’un Aïssa Mandi qui a beaucoup perdu en explosivité et en rapidité sous le poids des ans a, d’ailleurs, également poussé l’ancien mentor de la Nati à imaginer une défense à trois axiaux, installant Zinedine Belaïd entre le défenseur lillois et son habituel compère Ramy Bensebaïni. Dans l’entrejeu, où brille l’excellent Yacine Titraoui qui a gagné ses galons d’incontournable , la décision de se passer des services de l’expérimenté Nabil Bentaleb, un brin fragilisé par son accident cardiaque, et de miser plutôt sur le robuste Hichem Boudaoui illustre parfaitement ce mode de fonctionnement qui fait la part belle à l’endurance et à la vitalité quitte à sacrifier une part de technicité. Et ce ne sont certainement pas Youcef Atal, Ilan Kebbal et Samir Chergui qui seraient tentés de dire le contraire.
-RACHID BELARBI



























