ALG : Le dossier Adli fermé, campagne médiatique terminée
AVEC DJAMEL OUAGLAL
La Fédération algérienne de football a tranché de manière définitive concernant le dossier Yacine Adli. La campagne médiatique va enfin cesser. Mais la corporation des managers va revenir à la charge par§s le Mondial.
Après plusieurs semaines de spéculations autour d’une éventuelle arrivée du milieu de terrain d’Al-Shabab en sélection algérienne, les responsables de la FAF ont décidé de ne pas donner suite aux démarches du joueur. Une décision prise après des discussions entre le président de la Fédération, Walid Sadi, et le sélectionneur national Vladimir Petkovic. Selon des sources proches de l’instance fédérale, le choix est désormais irrévocable : Adli ne sera pas convoqué avec les Verts, ni dans un avenir proche ni même après la Coupe du monde 2026, que disputera l’Algérie aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La FAF souhaite ainsi mettre un terme définitif à un dossier qui a alimenté de nombreux débats au sein de l’opinion sportive algérienne.
Des déclarations qui ont laissé des traces
Le milieu de terrain formé en France avait récemment relancé les discussions après une sortie médiatique, dans laquelle il évoquait la possibilité de rejoindre la sélection algérienne. Mais certaines de ses déclarations ont été très mal perçues en Algérie. Plusieurs observateurs et supporters ont estimé que le joueur avait longtemps privilégié l’équipe de France avant d’envisager l’option algérienne. Ses propos sur son ambition «d’évoluer au plus haut niveau» avaient été interprétés comme une préférence assumée pour les Bleus, ce qui avait provoqué une vive polémique. Au sein de la FAF, ces déclarations auraient laissé une impression négative. Les dirigeants considèrent que le projet actuel de l’équipe nationale repose avant tout sur des joueurs pleinement convaincus par le maillot algérien, sans ambiguïté ni hésitation dans leur choix sportif.
Une initiative venue du joueur
Contrairement à certaines rumeurs relayées ces derniers mois, ce n’est pas la Fédération algérienne qui a relancé le dossier Adli. Selon les informations obtenues, c’est le joueur lui-même qui aurait pris l’initiative de reprendre contact avec Vladimir Petkovic. L’actuel milieu d’Al-Shabab aurait échangé avec le sélectionneur suisse par l’intermédiaire d’un membre du staff technique du club saoudien dirigé par Noureddine Zekri. Adli, qui connaît déjà Petkovic depuis leur passage commun à Bordeaux, aurait exprimé son souhait de porter le maillot des Verts. Le joueur aurait également précisé qu’il ne souhaitait pas perturber le groupe avant la Coupe du monde ni prendre la place d’un joueur ayant participé à la qualification. Son idée était plutôt de rejoindre la sélection après le tournoi mondial afin d’ouvrir une nouvelle page dans sa carrière internationale.
Le bon sens a prévalu
D’un point de vue purement sportif, Vladimir Petkovic ne serait pas resté insensible au profil du joueur. Le technicien suisse connaît les qualités techniques de Yacine Adli et son expérience du haut niveau européen représentait forcément un atout potentiel pour les Verts. Cependant, le dernier mot appartenait à la FAF. Cette dernière a mis du temps pour réagir et comme les réseaux sociaux ont montré leur total désaccord, le président de la maison de Dely Brahim, Walid Sadi et ses collaborateurs ont préféré intervenir. Et ils ont raison. L’équipe d’Algérie ne doit pas devenir un choix par défaut après l’échec d’une carrière internationale avec une autre nation. Cette décision envoie également un message fort à l’ensemble des joueurs binationaux susceptibles d’hésiter entre plusieurs sélections.
Un précédent qui rappelle le cas Aouar
La FAF souhaite désormais imposer un principe clair : porter le maillot algérien doit être un choix de conviction et non une alternative de dernière minute. Le dossier Adli rappelle forcément celui de Houssem Aouar. Avant de rejoindre officiellement les Verts, le milieu offensif avait lui aussi privilégié l’équipe de France et disputé une rencontre amicale avec les Bleus face à l’Ukraine en 2020. Ce n’est qu’après avoir compris que ses chances avec la sélection française devenaient limitées qu’il avait finalement opté pour l’Algérie, recevant sa première convocation sous Djamel Belmadi en 2023. À ce sujet, Noureddine Zekri avait récemment défendu Yacine Adli en rappelant que plusieurs internationaux algériens avaient déjà changé d’orientation après avoir espéré une place chez les Bleus.
-DJAMEL OUAGLAL


























