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CAN 2023

CAN : Mauritanie – Algérie (21h00) Un rang à tenir, un statut à justifier

De notre envoyé spécial à Bouaké, Djamel Ouaglal  

Pour son troisième et dernier match de poule, la sélection nationale aura à cœur de tenir son rang de grand d’Afrique et de justifier son statut d’avant-dernier champion du continent.

Face à une Mauritanie qui jouera pour l’honneur, l’EN visera une première victoire en Côte d’Ivoire qui lui assurera sa qualification aux huitièmes de finale. Bien que la pression soit à son paroxysme et les attentes à la mesure de l’espoir placé en cette sélection, l’idée de quitter le pays de Didier Drogba dès ce premier tour n’effleure même l’esprit au moment où arrive l’heure de cette troisième et dernière rencontre face à la Mauritanie. De par ce qu’ils ont montré tout au long des presque 200 minutes cumulées qu’auront durées les rencontres face à l’Angola et au Burkina Faso, les Verts détiennent assez d’atouts pour ne pas songer à faire leurs bagages dès ce mardi soir. Avec deux parités au bout de l’effort, les résultats n’ont, il est vrai, pas suivi l’incroyable débauche d’énergie, ni matérialisé les multiples occasions créées.

Des raisons d’y croire

Mais à se rappeler justement cette première période de très haut niveau face à des Angolais étourdis par autant de jeu en mouvements et de punch offensif, l’on serait aisément tenté de dire que ce manque d’efficacité de la ligne offensive ne pourra pas éternellement pénaliser l’EN et que viendra ce moment charnière où le ballon visitera les filets adverses autant de fois qu’il s’en approchera. Et à se remémorer les dernières minutes du gigantesque combat physique face aux Etalons, l’on assimile encore mieux le crédo de cette EN qui ne lâchera rien, jusqu’au bout du bout du temps additionnel. C’est dire que ce soir, l’on aura beaucoup plus d’espoirs que de craintes, d’espérances que d’appréhensions et d’ambition que de retenue. Il restera, dès lors, à Djamel Belmadi de trouver la meilleure formule derrière pour compenser l’absence de Ramy Bensebaïni, suspendu pour ce test à gros enjeux.

Mettre en place un onze cohérent

Soit en faisant confiance à l’expérience africaine en club du duo Belaïd-Tougaï, soit en associant l’un d’eux au vice-capitaine Aïssa Mandi. Le sélectionneur national sera, également, bien inspiré de recomposer son entrejeu de manière à favoriser les automatismes et les profils complémentaires à même de rééquilibrer un onze qui tanguait dangereusement dans ses moments faibles. Reste, enfin, à doter l’avant-garde des meilleures armes à disposition, quitte à briser un mythe. Sur ce point précis, le 100 % affiché par Baghdad Bounedjah qui a signé de sa griffe la totalité des buts marqués par l’EN à Bouaké font de lui l’incontournable point d’ancrage autour duquel la virtuosité de Belaïli, la vista de Mahrez et l’explosivité de Amoura pourraient déverrouiller n’importe quelle défense.

Tracer leur sentier de la gloire

En particulier l’arrière-garde assez fébrile des Mourabitounes qui manquent grandement de métier à ce niveau comme en témoignent les quatre buts encaissés depuis son arrivée en Côte d’Ivoire. A l’heure de faire montre de caractère et d’être à la hauteur de leur réputation, les Verts de Djamel Belmadi sont, de fait, devant l’immense défi de démontrer que, de la terrible désillusion de l’élimination dès le premier tour au Cameroun, voici deux ans, les leçons ont été retenues et la déception totalement digérée. La rédemption est à ce prix, tout comme le billet pour les huitièmes de finale et la possibilité qui leur sera offerte de tracer, de nouveau, leur sentier de la gloire au beau milieu d’un contexte particulièrement hostile.

DJAMEL OUAGLAL

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