ALG : Bentaleb (re)tape fort à la porte
Acteur majeur de l’éclatante victoire du LOSC dans le derby du nord de la France, Nabil Bentaleb continue d’empiler les prestations XXL et de répéter à l’usure son « objectif Coupe du monde ».
A l’unanimité de la presse spécialisée française, le milieu de terrain international a été plébiscité meilleur acteur du chaud derby entre Lille et Lens (3-0) et l’un des principaux artisans de la très belle victoire des coéquipiers d’Aïssa Mandi à l’occasion de cette 28ème journée du championnat de Ligue 1. «Métronome, artiste, chef d’orchestre». La liste aurait, d’ailleurs, pu être encore longue pour qualifier ses performances, mentionnait ainsi le journal de référence L’Équipe, pour la rédaction duquel l’ancien sociétaire de Tottenham a été «récompensé de la note de 8/10 dans les colonnes du quotidien, qui le désigne Dogue de la rencontre». «Sa passe à une touche vers (Hakon) Haraldsson (19’) peut résumer sa performance. Du cousu main», renchérit ledit support médiatique, qui a, également, mis en exergue le fait que «ce soit offensivement ou défensivement, le milieu algérien était omniprésent».
Genesio et les médias français l’encensent
«À la fois puissant pour résister à la pression de ses adversaires, il a su trouver les bonnes ouvertures dans le dos du milieu, tout en récupérant des balles à la pelle (7)», l’a-t-on crédité. Son entraineur, Bruno Genesio, ne tarissait pas non plus d’éloges à son égard. «Nabil ? Il est sur la lancée de ses derniers matchs. Il a été très bon à Rennes et à Marseille aussi, également ce soir dans un rôle de sentinelle qui lui convient très bien.
On avait identifié certains points au milieu de terrain et Nabil a appliqué à la lettre ce qu’on avait observé», notait le coach lillois qui avait, rappelle-t-on, plaidé dernièrement pour un «retour» de son protégé en sélection nationale. Un come-back auquel le principal concerné a, logiquement, fait référence au sorti d’une telle prestation majuscule, rappelant dans un langage à peine connoté qu’il garde toujours espoir de disputer ce qui serait alors sa seconde Coupe du monde après la belle et inoubliable épopée de 2014 au Brésil, sous la coupe d’un certain Vahid Halilhodzic.
«Le Mondial ? Je travaille pour y être»
«Si je serais déçu de ne pas aller à la Coupe du monde ? J’espère faire partie de cette aventure. Je travaille dur tous les jours pour y parvenir. Maintenant, la décision revient au coach (Vladimir Petkovic). Moi, la seule chose que je peux faire, c’est continuer de travailler, rester fit et performant», répondait-il ainsi à une question directe sur le sujet. Le patron de l’entrejeu lillois ne s’est, dans la foulée, pas caché pour confirmer son excellente forme du moment. «Je ne sais pas si c’est ma meilleure période lilloise, mais ce qui est certain, c’est que je me sens très bien. Ouais, ça doit faire partie de mes meilleures périodes à Lille. D’autant plus que je me sens bien, ce qui est d’ailleurs à l’image du collectif parce que l’on est mieux. Moi, je me sens bien. On a trouvé certains automatismes tous ensemble.
Petkovic, une rancune tenace ?
On a traversé des difficultés en ce début d’année et ça nous a permis, tous, de grandir et de se connaître un peu mieux», résumera, dans un langage porté toujours vers la promotion du collectif, Nabil Bentaleb que le premier responsable du staff technique des Verts n’a plus rappelé depuis la mi-octobre 2025. Or, pour cocher toutes les cases exigées par le tacticien bosnien pour faire partie du groupe des 26 concernés par le Mondial en Amérique, principalement celle ayant trait à une condition physique à 100 %, l’ancien joueur de Schalke 04 présente, en cette entame de printemps, assez de garanties pour postuler à une présence parmi la liste qu’énoncera, normalement, Vladimir Petkovic lors de la dernière semaine du mois de mai. A moins que l’ancien driver de la Suisse ne lui tienne rigueur d’un «épisode» dont le vestiaire des Verts garde jalousement le secret.
-RACHID BELARBI




























