
Malgré les recommandations et les mises en garde du Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant l’usage de la politique dans les matches de football, le Maroc et son président de la fédération, membre du Conseil de la FIFA et vice président de la CAF, Faouzi Lekjaa (notre photo) poursuit ses intimidations et ses agissements sans impunité. Au cœur des critiques, la présence de messages à caractère politique visibles sur les panneaux publicitaires à Safi à l’occasion de la demi-finale retour de la Coupe de la CAF (CDC), en contradiction avec les directives du TAS, qui avait expressément interdit toute manifestation politique dans les stades après l’affaire survenue lors de la rencontre entre RS Berkane et l’USM Alger.
Aujourd’hui, ce précédent refait surface dans un contexte marqué par de nouvelles polémiques. Plusieurs incidents récents impliquant des clubs marocains alimentent les débats sur une éventuelle disparité dans l’application des sanctions. Des troubles ont notamment été signalés lors d’une rencontre entre le FAR Rabat et Al-Ahly SC, tandis que l’organisation du match entre l’Olympique Club de Safi et l’USM Alger suscite également des interrogations. Et pour cause, la CAF pratique ouvertement la politique des deux poids et deux mesures dans la mesure où elle dégaine très vite lorsqu’il s’agit d’autres pays que le Maroc.
En 2016, des incidents similaires survenus lors d’un match face à Mamelodi Sundowns (le club cher au président de la CAF, Patrice Motsepe), l’ES Sétif avait été lourdement sanctionnée par l’instance continentale.
Le club algérien avait été exclu de la CAF Champions League, ses résultats annulés et une suspension de deux ans des compétitions continentales lui avait été infligée. Une décision ferme, présentée à l’époque comme un signal fort pour préserver l’intégrité des compétitions africaines.
Face à ces éléments, une question s’impose : quand la CAF appliquera-t-elle les mêmes standards disciplinaires à tous ses membres ? Quand l’instance continentale, régulièrement interpellée sur la cohérence de ses décisions, redeviendra une institution souveraine et non vassalisée ? Entre respect des règlements et gestion des équilibres politiques du football africain, le dossier s’annonce sensible. Une chose est certaine, toute perception d’un traitement différencié risque d’alimenter davantage les tensions et de fragiliser la crédibilité des compétitions africaines.
YANIS. B






























