
Si pour les supporters la caution de 15 000 dollars imposée dans le cadre du Visa Bond Pilot Program a sauté tout récemment en prévision d’une escapade aux Etats-Unis en juin pour soutenir les Verts de Vladimir Petkovic, le parcours du combattant pour la presse algérienne est bien planté depuis plusieurs semaines.Aux dernières nouvelles, ils ne sont pas nombreux ceux qui ont réussi à décrocher le fameux sésame d’entrée aux Etats- Unis pour assurer la couverture des trois rencontres du premier tour de l’équipe nationale, en Kansas City et Santa Clara. Nombreux ceux qui attendent après avoir déposé leur dossier au niveau de l’ambassade des States à Alger, sans avoir l’assurance d’avoir le visa, d’autant que certains ont déjà reçu des refus sans en connaître les raisons.
A la question d’un confrère algérien qui a déposé hier son dossier au niveau de l’ambassade américaine, la préposée a été catégorique : «Une accréditation de presse n’équivaut pas à un visa !» Ce qui signifie que l’accréditation obtenue auprès de la FIFA ne donne pas droit automatiquement à un visa. Toutefois, la FIFA a mis en place le FIFA Pass – mécanisme de rendez-vous prioritaires, annoncé par Gianni Infantino en présence de Donald Trump à la Maison-Blanche – auquel peut prétendre tous ceux voulant se rendre au pays de l’Oncle Sam. Reste à savoir si les représentants des médias peuvent y accéder, sachant que même les joueurs d’un certain nombre de pays, supposés «à risque», ont du mal à obtenir le précieux visa.
Il y va de même pour les fédérations nationales qui, dit-on, sont elles aussi confrontées à un véritable mur bureaucratique. C’est dire les difficultés de fouler dès le mois de juin le sol américain, malgré les promesses d’assouplissement des procédures. Pis encore, certains Etats démocrates sont rentrés en conflit direct avec l’administration Trump, et de l’ICE (organisme qui lutte contre l’immigration) en particulier, car menaçant d’introduire un projet de loi interdisant aux agents de l’ICE d’opérer aux abords du terrain.
En réponse, le président Trump a menacé de retirer les matchs de villes, comme Los Angeles ou Seattle, deux villes démocrates de l’Ouest. Un coup de bluff, certainement, mais qui illustre l’ambiance qui règne à quelques jours seulement du coup d’envoi du plus grand rendez-vous planétaire de football. En attendant, les représentants de plusieurs médias algériens sont toujours dans l’attente, avec l’espoir de voir leurs demandes traitées dans les meilleurs délais, et surtout obtenant l’accord de la représentation diplomatique étasunienne en Algérie.
– MOHAMED MALIK






























