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MON : La FIFA, la Russie et … Gazprom

NAZIM BESSOL

La FIFA travaille à trouver une solution aux footballeurs et à la Fédération Russe de Foot- ball. Il y a un an, le président de la FIFA, Gianni Infantino, subissait les foudres de plusieurs Fédérations européennes, qui lui reprochaient une position « ambiguë » à l’égard du pays de Poutine. Pressée par plusieurs Fédérations (Pologne, Suède, République tchèque, Angleterre), réclamant l’exclusion de la Russie des compétitions internationales, dont les bar- rages de la Coupe du monde au Qatar, la FIFA avait condamné «le recours à la force par la Russie en Ukraine, ainsi que l’utilisation de tout type de violence pour résoudre des conflits», le 24 février 2022, et son président, Gianni Infantino, avait même évoqué une situation «tragique et inquiétante».

Face à la pression, Zurich avait fini par s’aligner sur les positions du CIO. Elle prononçait dans un communiqué commun avec l’UEFA la suspension des sélections nationales et des clubs russes « jusqu’à nouvel ordre ». Fidèle à cette tradition, qui consiste à faire sienne les déci- sions de la plus haute autorité morale sportive, l’instance de Gianni Infantino, candidat unique à sa propre succession en mars prochain, joue elle aussi, l’apaisement. En effet, le Comité exécutif du CIO a tout récemment exprimé sa position. «Aucun athlète ne devrait être interdit de compétition sur la seule base de son passeport», une posture qui autorise la FIFA à travailler sur le futur de la Fédération russe et donc du football russe.

Présent lors du dernier Congrès de la Confédération Asiatique de football (AFC), au début du mois, à Manama, Gianni Infantino a encouragé le président de la Fédération russe, Alexander Dyukov ( notre photo), à prendre part au Congrès et d’entreprendre les démanches pour changer de Confédération et rejoindre l’Asie. Selon nos informations, bien que l’idée ne fasse pas l’unanimité, notamment auprès des Australiens, proches des positions occidentales et qui voient en l’arrivée de la Russie une menace pour les qualifications quasi-systématiques de leurs sélections en Coupe du Monde, plusieurs autres Fédérations se sont montrées réticentes, tandis que certaines ont accueilli la Russie à bras ouverts.

Invité par le président de l’AFC et vice-président de la FIFA, Sheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, le président de la Fédération russe de football, Alexander Dyukov, n’était pas venu la fleur au fusil. Il s’est engagé à ramener avec lui la firme Gazprom, la compagnie gazière russe, qui était l’un des premiers partenaires de l’UEFA et de la Ligue des Champions depuis 2012. Un contrat estimé à 40 millions d’euros par an comme partenaire de l’Euro-2020 et qui devait l’être aussi pour celui de 2024. Une annonce qui n’a pas laissé insensible l’exécutif de l’AFC.
– NAZIM BESSOL

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