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FIFA : Gianni Infantino ou la puissance par l’argent

LAFORDASSE

Les grandes appréhensions planent toujours sur la Coupe du monde 2026, qu’abriteront les États-Unis, le Canada et le Mexique. Sur le sol américain a été programmé le plus grand nombre de matchs, avec une billetterie excessivement chère, des taxes rehaussées de manière vertigineuse, des restrictions en matière de visas et une participation non encore confirmée de l’Iran à cause de la guerre au Proche-Orient.

C’est dans un tel contexte que la FIFA tiendra son 76e Congrès ce jeudi à Vancouver, au Canada. Un rendez-vous que mettra de nouveau à profit son président, Gianni Infantino, pour asseoir davantage sa puissante politique, qu’il qualifia d’ailleurs « d’ascension et de conquêtes de nouveaux sommets », notamment sur le plan financier, où l’année 2025 a été exceptionnellement rentable avec l’organisation, par la FIFA, de la première Coupe du monde interclubs, aux États-Unis.

En 2026, et avec l’expansion à 48 équipes, la Coupe du monde suscitera des gains et des revenus inédits, en attendant le Mondial féminin au Brésil en 2027, où le nombre de nations participantes sera également en hausse. D’ailleurs, le football féminin est un créneau en pleine expansion pour la FIFA, pour avoir franchi des caps insoupçonnables il y a seulement quelques années.

En 2031, la Coupe du monde féminine se disputera, elle aussi, avec 48 équipes, en
plus de deux autres compétitions majeures que sont la Coupe des champions de la FIFA, dont la première édition a déjà été disputée en 2025, et la Coupe du monde des clubs féminine de la FIFA, qui réunira 19 clubs en 2028.

À travers ce mode d’emploi, les retombées financières profitent non seulement aux fédérations membres, avec la réalisation de 75 académies de la FIFA dans le monde d’ici fin 2027 et l’installation de 1 000 terrains à l’horizon 2031, ce qui fera que les clubs ne râlent plus contre un calendrier international surchargé. En une décennie, soit depuis l’arrivée de Gianni Infantino, la FIFA a plus que doublé ses revenus, qui devraient atteindre 13 milliards USD pour le cycle en cours.

Aussi, dans un mois et demi, la FIFA mise- t-elle sur un objectif de six milliards de personnes qui suivront la Coupe du monde, tout en espérant que le climat mondial s’apaise pour laisser la place, le temps d’une compétition, à la passion, la ferveur, la performance et à la joie, mais également à la déception pour tous ceux qui quitteront, au fur et à mesure, le tournoi, avant la finale qui consacrera une seule nation.

Le vainqueur s’offrira le Graal, avec des revenus encore plus mirobolants, y compris pour les 47 autres, chacune selon sa performance.

LAFORDASSE

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