
Dans une ambiance infernale au Cairo Stadium, l’USM Alger a décroché la Coupe de la CAF (CDC) au terme d’une finale retour irrespirable face au Zamalek.
Les hommes de Lamine N’Diaye ont fait preuve d’un courage immense et d’une force mentale remarquable pour arracher le deuxième titre continental de l’histoire du club après une interminable séance de tirs au but. Les Usmistes savaient qu’ils allaient souffrir dans une enceinte totalement acquise à la cause du Zamalek. Pourtant, le scénario du début de rencontre a rapidement compliqué leur mission. Dès la 3e minute, Che Malone commet une faute dans la surface sur Dabbagh. Sans hésiter, l’arbitre Atcho désigne le point de penalty. Le Palestinien se charge lui-même de l’exécution et prend Benbot à contre-pied pour remettre les deux équipes à égalité sur l’ensemble des deux confrontations. Quelques minutes plus tard, les Égyptiens pensent faire le break par Ismail, auteur d’une tête victorieuse, mais le but est finalementannulé pour une position de hors-jeu évidente.
L’USMA résiste et répond
Un avertissement sérieux pour les Rouge et Noir, longtemps sous pression durant cette première période très engagée physiquement. Malgré ce coup dur, les Algérois ne baissent pas les bras. Kamagaté manque de profiter d’une erreur défensive du Zamalek, mais le gardien Soliman intervient avec autorité hors de sa surface. Plus tard, Merili tente sa chance d’une lourde frappe lointaine qui passe de peu à côté de la lucarne. La rencontre devient alors extrêmement disputée, avec beaucoup d’impact dans les duels et un combat permanent au milieu du terrain. Après huit minutes de temps additionnel, les deux équipes rejoignent les vestiaires sans parvenir à se départager.
Khaldi passe tout près du sacre
Au retour des vestiaires, l’USM Alger affiche un visage beaucoup plus ambitieux. Les hommes de N’Diaye prennent progressivement confiance et se montrent plus dangereux offensivement. Ahmed Khaldi se procure deux énormes occasions aux 53e et 56e minutes, mais ses tentatives frôlent le poteau du portier égyptien.
Aimé Junior essaye également d’inquiéter la défense adverse sans réussite. Puis arrive l’action qui aurait pu offrir le trophée avant la fin du temps réglementaire. À la 68e minute, Draoui lance parfaitement Khaldi dans la profondeur, mais l’attaquant usmiste manque son face-à-face alors que le but semblait lui tendre les bras. Le Zamalek pousse en fin de rencontre et Jaziri croit offrir le titre aux siens à cinq minutes du terme, mais Benbot réalise une parade décisive qui maintient l’USMA en vie.
Un héros nommé Likonza
Après le coup de sifflet final, la tension devient maximale lors de la séance des tirs au but. Menés à plusieurs reprises, les Usmistes refusent pourtant de céder et répondent systématiquement avec un sang-froid impressionnant. Le tournant intervient lorsque Shehata manque complètement sa tentative après une série interminable. Likonza s’avance alors avec la possibilité d’offrir le trophée aux Rouge et Noir. Sans trembler, il transforme son penalty et déclenche l’explosion de joie côté algérien. L’USM Alger inscrit ainsi une nouvelle page historique de son parcours continental en remportant une deuxième Coupe de la CAF, confirmant une nouvelle fois sa stature africaine.
SALAH. T






























