
Si la règle éphémère du but en or, qui a, entre autres, permis à la France de gagner l’Euro 2000 face à l’Italie (2-1), le but marqué par l’USM Alger samedi soir en finale aller de la Coupe de la Confédération africaine face au Zamalek (1-0), vaut vraiment de l’or ! Les circonstances dans lesquelles il a été marqué, en plus du suspense et de l’émotion qu’il a suscités, font que ce but sera la pupille des yeux des Usmistes au match retour, où le Zamalek sortira la grande artillerie sur le terrain du Cairo Stadium, qui sera, lui aussi, envahi par des milliers de supporters, tous vêtus en blanc.
Le Zamalek, qui a fourni une seconde mi- temps de haute facture, aurait pu l’emporter sur ce but, qui aurait pu valoir de l’or lui aussi, du remplaçant brésilien Juan Alvina Bezerra, mais il y a eu ce penalty qui a permis à l’imperturbable Ahmed Khaldi de mettre le ballon hors de portée du gardien Mohamed Awad. Le Zamalek SC, resté invaincu lors de ses quatre dernières confrontations contre des clubs algériens en Coupe de la Confédération : deux nuls contre le NA Hussein Dey en phase de groupes 2018-2019 (1-1 et 0-0), puis une qualification acquise face au CR Belouizdad en demi-finales cette saison grâce à un succès cumulé de 1-0 (victoire 1-0 puis nul 0-0), est finalement tombé face à des Rouge et Noir qui alignent leur dixième match sans défaite et le sixième sans encaisser de but !
Est-ce un signe, quand on sait que ce score piège de 1-0 a souvent posé problème aux équipes qui courent derrière au moins l’égalisation ? Un signe, comme ce regard de l’entraîneur sénégalais de l’USMA, Lamine Ndiaye, qui a montré à la fin de la rencontre qu’il n’était pas très satisfait du résultat et de la conduite de son équipe sur le terrain. Il a d’ailleurs passé une bonne partie du match à échanger avec ses adjoints, notamment Hadj Adlane, lui le gagneur et le perfectionniste, dont l’empreinte sur le jeu de son équipe est de plus en plus palpable, notamment sur le dispositif tactique qu’il met en place à chaque fois. Au Caire, le Zamalek sera obligé de passer davantage à l’offensif pour espérer rattraper son retard, ce qui donnera d’autres idées
au coach Ndiaye pour bien négocier cette deuxième manche.
Toute proportion gardée, le match retour entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich peut être considéré comme un exemple, puisque les hommes de Luis Enrique ont pu aller damer le pion à leurs adversaires sur
leur terrain, même si, du côté de l’Afrique, la CAF n’a toujours pas mis à jour la règle du but inscrit à l’extérieur comptant double. Un avantage qui reste en faveur des Usmistes, qui n’ont pas encaissé à l’aller et qui gagneraient à en marquer au Cairo Stadium, ce qui compliquerait davantage la tâche des Zamalkaouis.
– MOHAMED MALIK






























