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ALG : L’entraîneur tunisien en Algérie : un fiasco technique !

DJAMEL OUAGLAL

Depuis quelques années, la tendance est pour le technicien tunisien dans le Championnat algérien de football. Y a-t-il pour autant un manque d’entraîneurs en Algérie ? En toute sincérité, l’apport du technicien tunisien n’a pas été efficace, où plus d’une dizaine d’entraîneurs sont passés par différents clubs de l’élite nationale en quelques années seule- ment. Le pire dans l’histoire, c’est que ces entraîneurs ont coûté des fortunes aux clubs algériens.
Pourtant, dans un passé récent, le technicien algérien était très coté chez le voisin de l’Est. Abdelhak Benchikha, par exemple, reste un modèle au Club Africain, avec lequel il avait remporté le titre de Champion de Tunisie, en 2008, et vainqueur de la Coupe nord-africaine des clubs champions 2009, Ali Fergani, dont les passages à l’Olympique Béja, l’AS Marsa, le Stade Tunisien, l’US Monastir, l’ES Tunis et le CA Bizerte étaient très fructueux. Son bilan est une victoire de la Coupe de la Ligue tunisienne de football, en 2004, avec le CA Bizertin et finaliste de la Coupe de Tunisie 1998 avec l’Olympique de Béja. Rabah Saâdane était vice-champion de Tunisie et finaliste de la Coupe de Tunisie, en 1994, avec l’ES Sahel ou encore Rachid Mekhloufi, finaliste de la Coupe de Tunisie, en 1993, avec l’AS Marsa.
En parallèle, tous les techniciens tunisiens arrivés en Algérie ont eu des passages éphémères et sans succès. Pis encore, ils sont repartis avec des indemnités de départ très importantes, causant d’énormes trous dans les caisses. On citera Kaïs Yaâkoubi, remercié par les dirigeants de l’USM Alger, quelques jours à peine après sa désignation. Il a tenu 8 mois à la JS Saoura, avant de vivre l’aventure la plus courte de l’histoire d’un entraîneur après avoir été remercié, 24 heures seulement, après sa nomination au CS Constantine. Le hic de l’histoire, c’est que pour moins de deux jours, Yaâkoubi a réclamé 3 milliards de centimes et la Fifa lui a donné gain de cause.
Le MC Alger a recruté Khaled Benyahia, mais son contrat n’a pas été renouvelé, alors que son compatriote, Faouzi Benzarti, n’est pas resté plus de 5 mois. Idem pour Chihab Ellili, remercié par la direction de l’ES Sétif après trois matches seulement. La meilleure, c’est que ce dernier réclame presqu’un milliard de centimes représentant (2 mois de salaire + 1 mois comme indemnités de départ), sachant qu’il avait signé son contrat contre une mensualité de 270 millions de centimes. La JS Kabylie n’est pas en reste, où Ammar Souayah a empoché 100 000 euros pour résilier son contrat, alors que Yamen Zelfani a travaillé pendant 10 mois avec les Canaris sans avoir le diplôme requis.
Pour sa part, Sofiene Hidoussi n’a pas convaincu après quelques mois de travail seulement, laissant la JS Kabylie dans une position de relégable. Le technicien Lotfi Sellimi bloque toujours les nouvelles recrues de l’O Médéa après avoir eu gain de cause dans son affaire qui l’oppose au club du Titteri. Il attend toujours la perception d’un milliard de centimes ou encore Moez Bouakkaz, passé par la JSM Béjaïa, l’USM Bel-Abbès ou encore le MC Oran. Sans résultats, il est reparti les «poches pleines». La seule satisfaction pourrait être Nabil El- Kouki, qui avait réussi un bon passage avec l’ES Sétif, mais il reste l’entraîneur le mieux payé en Ligue 1 avec une mensualité de 530 millions de centimes avec le CR Belouizdad. Incontesta- blement, c’est le pire un fiasco technique.
– DJAMEL OUAGLAL

LE + D’INFOS
Le premier entraîneur de la sélection nationale tunisienne a été l’Algérien Habib Draoua, ex-joueur professionnel du Havre, qui a rejoint Tunis après la Deuxième Guerre mondiale pour porter les couleurs de l’Espérance de Tunis et entraîner plusieurs autres formations. De retour au pays, il a dirigé le Mouloudia d’Oran. -RS

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