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ALG : Le BF, garant du respect des statuts est mis hors-jeu (Episode 2)

NAZIM BESSOL

Dans notre édition du 6 février dernier, nous rapportions dans un article intitulé “Le BF de la FAF, garant du respect des statuts, est mis hors-jeu”, ce qui constitue une violation caractérisée de ses propres statuts par le Bureau fédéral présidé par Walid Sadi. A peine un mois après, l’exception semble être érigée en règle face aux silences complices de la majorité des donneurs de leçons. Une posture qui renseigne et qui confirme que les fausses postures et les leçons des médias mensonges, ne sont que poudre aux yeux. Le bureau fédéral a réussi la prouesse de zapper une seconde réunion en deux mois sur un mandat écourté de 18 mois. Or, au pire de la pandémie de Covid-19, la réunion mensuelle statutaire s’est toujours tenue même par visio- conférence. Sur ce point ,Walid Sadi et son équipe sont une nouvelle fois en train d’innover.

Une première ? Un fait aussi anodin qu’incongru pour le Bureau fédéral présidé par Walid Sadi. Ni lui ni son administration, dirigée par Nadir Bouznad que ses proches présentent «comme une grande compé- tence», ni son cabinet et encore moins les membres du Bureau fédéral n’ont jugé utile de réunir l’organe délibératif de la Fédération algé- rienne de football (FAF), lors du mois écoulé (janvier). Une obligation statutaire expressément énoncée dans l’article 35.1 des statuts de la FAF. «Le Bureau fédéral se réunit au moins une fois par mois, en ses- sion ordinaire, sur convocation du président de la FAF. Il est convoqué dix (10) jours avant la date fixée», peut-on lire dans les statuts de la FAF. Contacté par Botola, le directeur des sports du ministère de la Jeunesse et des Sports, Mustapha Hassani, estime que « les Fédéra- tions peuvent se rattraper, notamment la FAF, qui était prise par une Coupe d’Afrique. Elle doit se rattraper et tenir son BF».

Pourtant, l’actualité immédiate du football national aurait nécessité plus qu’une réunion mensuelle (comme cela a été le cas les mois précédents) pour épurer les nombreux sujets. Mais ni le contentieux avec le sélectionneur national Djamel Belmadi ni la question de son successeur, ni le bilan de la CAN-2023, ni l’arbitrage, ni le mercato, ni les multiples échéances à venir n’ont suscité la moindre réunion, bien qu’il s’agisse de questions capitales qui relèvent en principe des prérogatives du Bureau fédéral qui semble complètement effacé, voire inexistant. Ainsi, Walid Sadi qui avait annoncé avoir choisi parmi les meilleures compétences du pays pour constituer son Bureau, semble faire cavalier seul, comme l’avait fait en son temps son mentor, l’ex-président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Ce qui avait précipité son départ.

Il importe de préciser que la commission ad hoc, dont l’installation relève des compétences du Bureau fédéral selon les termes de l’article 36 des statuts de la FAF qui donne à l’organe exécutif le pouvoir «de créer des commissions ad hoc en tant que cela est de besoin», a été annoncée avant-hier par un simple communiqué, sans aucune consul- tation. Elle doit se pencher sur le profil du prochain sélectionneur, alors que sa composante n’avait pas été annoncée. Selon cer- taines indiscrétions, l’ancien manager général de l’équipe nationale aurait décidé de se passer de son Bureau et ne « gouverner » que par le Comité d’urgence qu’il a mis en place et qui est composé de Walid Sadi, du secrétaire général, Nadir Bouznad, de Chareb Nacer et de Karim Kaced, un comité dont les décisions doivent impérativement être entérinées par … le Bureau fédéral qui a pour obligation de «s’assurer que les statuts sont appliqués et d’adopter les dispositions exécutives requises pour leur applica- tion», selon les dispositions de l’article 36 des statuts de la FAF.
– NAZIM BESSOL

 

 

 

 

 

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