ALG : La « couleuvre » d’un système de compétition qui ne passe pas
MALIK MOHAMED

Votre quotidien Botola a été parmi les très rares médias à avoir traité le sujet relatif au changement de compétition opéré par la Fédération algérienne de football et adopté dernièrement lors de l’assemblée générale ordinaire (AGO) du 11 avril 2026. Ainsi, au début de l’actuelle saison, le sujet a été abordé à deux reprises : le 28 octobre 2025 sous le titre « Le foot du Sud algérien serait le grand perdant » et le 26 novembre 2025 sous l’intitulé « Les Sudistes rejettent le nouveau système de compétition ».
Malgré cette adoption par les membres de l’assemblée générale, considérée comme un passage en force, plusieurs clubs du sud du pays sont montés au créneau et ont saisi les plus hautes autorités du pays quant à l’inappropriation de ce « nouveau » système. Il les défavorisait alors qu’ils avaient davantage de possibilités d’accéder jusqu’à la L1 professionnelle. En effet, le système révisé en 2019 lors d’une assemblée générale extraordinaire (AGEX), sous la présidence de Kheïreddine Zetchi, n’est pas tombé du ciel.
Ce changement opéré au niveau du système de compétition pyramidal a été une revendication des acteurs eux-mêmes, issue du Symposium sur le renouveau du football algérien tenu les 11 et 12 décembre 2018, projet conforté par un débat riche et fructueux qui a eu lieu lors d’un bureau fédéral à Ouargla, où l’ancien président de la Ligue régionale d’Ouargla, Ali Baâmeur, en faisait son cheval de bataille depuis des décennies. S’en suivra la mise en place d’une commission composée de techniciens, présidée par Abdelkrim Bira.
À l’issue de ses travaux, on a abouti à deux variantes, lesquelles ont été soumises à la base, c’est-à-dire aux acteurs du football lors de trois regroupements régionaux (Est, Ouest, Centre et Sud), dans une véritable démarche participative. Résultat des courses : le choix d’un système de compétition étudié et réfléchi, ayant l’aval des acteurs eux-mêmes, et non pas « imposé » sans le moindre débat ni discussion, comme ce fut le cas cette fois-ci.
Le plus curieux, pour ne pas dire décevant, c’est que les présidents de la Ligue nationale de football amateur (LNFA) et celui de l’Inter- Régions (LIRF), membres de l’AG, n’ont pas porté la préoccupation de leurs clubs et n’ont pas défendu leurs intérêts acquis. Et encore moins Ali Baâmeur, l’ancien militant du foot-sud, qui n’a pas dénoncé cet état de fait. Aujourd’hui, ils sont, nous dit-on, dépêchés pour sensibiliser les clubs à un rétropédalage et à la révision de ce système.
Face à cette large réclamation, la Fédération algérienne de football aurait été, semble-t-il, instruite à revoir sa copie et à revenir soit à l’ancien système, soit à une formule qui ne ferait pas perdre aux clubs du sud algérien
la possibilité d’accéder logiquement et sportivement, sans les obstacles générés par l’application du système adopté en avril dernier. Il devrait être mis en place dès la saison prochaine avec une L2 amateur en un seul groupe de 18 clubs au lieu de deux groupes de 16, où l’éventail de la représentativité des territoires était plus large.
– MOHAMED MALIK






























