ALG : Humour, ironie et absurdité… avec des résultats fantaisistes
YANIS. B

L’histoire bégaie de temps en temps et rappelle quelques coups fumants que l’on peut retrouver dans les livres et notamment celui des « 250 grandes et petites histoires du football algérien » de l’Oranais A.B. Lahouari. Chaque fin de saison apporte son lot d’histoires parfois très fantaisistes, extravagantes, bizarres, souvent avec une touche d’imagination ou d’humour de manière plutôt amusée ou légère, et parfois d’absurde, d’incongru, qui paraît illogique ou déplacé.
Ainsi, les anciens se souviennent de ce club dont les dirigeants ne manquaient pas d’imagination et qui ont tout simplement « séquestré » un trio arbitral en dressant un « faux barrage ». Ils l’ont remplacé, comme le prévoit le règlement, par un autre qui se trouvait, comme par « hasard », dans les tribunes. Et ça a bien marché parce qu’il ne faut pas aller trop loin pour chercher le résultat. Le club visiteur n’a vu que du feu, tout comme le public. Après avoir passé quelques moments de frayeur, les arbitres « séquestrés » ont été libérés.
Cette fois-ci encore, par exemple lors de la dernière journée de la L2 et des autres catégories, les dirigeants dont les équipes jouent la relégation et d’autres l’accession ont fait travailler leur imagination pour monter des manœuvres concertées. Avec la complicité d’un trio arbitral et l’accord des deux clubs, ils ont décidé d’un résultat de parité pour ne pas être relégués. On vit alors les deux juges de touche bloquer
toutes les actions avant que les joueurs, guère informés, n’atteignent la zone de vérité. L’arbitre veillait au milieu du terrain pour donner le tempo.
Un tel scénario s’est répété à plusieurs reprises sur les stades dans toutes les catégories, jusqu’au district où, pourtant, au bas du classement, il n’y a pas d’enjeu puisqu’il n’y a pas de relégation. Mais les dirigeants, sous la pression des supporters, ont refusé la dernière place et, pour sauver l’honneur du club et du village, ont usé
de la « combinazione ». Bien sûr, au café du commerce, le sujet est d’actualité et les passionnés savourent l’ironie des situations. Ainsi va le football, et à la saison prochaine.
YANIS B.
LE + D’INFOS
Les grands perdants de la dernière journée de la L2 restent le MO Béjaïa, qui a été victime de ses joueurs. Ces derniers ont fait grève, comme par hasard, durant toute la semaine. Il n’évoluera pas en L1. Accrochée à domicile par le NRB Beni Ouelbane (0-0), la formation du Mouloudia voit ses espoirs d’accession s’envoler. Tout comme la JS Bordj Ménaïel des frères Tonkin, qui rétrograde en Régionale avec l’espoir de jouer sur son propre stade et d’arrêter d’être une SDF depuis quatre ans environ.
-RS






























