
L’Observatoire du football CIES a confirmé, à travers une étude détaillée menée auprès de 55 ligues, une tendance mondiale : celle de l’instabilité du métier d’entraîneur au niveau des clubs.
L’Observatoire du football CIES a révélé que 65,2% des équipes de 55 championnats à travers le monde ont changé au moins une fois d’entraîneur lors de la dernière année. Il s’agit du même constat enregistré une année auparavant au niveau de 65 ligues, reflétant la tendance lourde de ces dernières années : l’instabilité chronique du métier d’entraîneur dans la plupart des clubs.
Par ligue, les valeurs varient entre 100% des clubs ayant changé d’entraîneur lors des 365 derniers jours en première division chypriote (14 sur 14) et seulement 18,8% au premier niveau de compétition norvégien (3 sur 16). Ces écarts reflètent l’existence de différences considérables dans la manière dont les clubs sont gérés, qui se traduisent d’ailleurs aussi sur le plan de la stabilité des effectifs (dont un Atlas démographique a été élaboré par l’équipe d’étude).
La Lettre présente également les données sur l’âge des entraîneurs (dans ce cas sans prendre en compte ceux actuellement en place ad intérim).
La moyenne générale se situe à 49,5 ans, avec un maximum en Bulgarie (55,6 ans ; aucun entraîneur de moins de 40 ans) et un minimum en Suède (43,5 ans ; 13 sur 16 de moins de 40 ans). Dans ce cas aussi, les différences géographiques sont notables.
Le championnat algérien de Ligue 1 n’a pas été pris en considération dans cette étude, mais sur la saison 2024/2025, ce taux a atteint 87,5%, ce qui signifie que cette ligue est classée parmi les plus instables à travers la planète foot au même titre que la Pro League Belge, 4e au classement, derrière le championnat Chypriote, la Liga 1 Péruvienne et la Liga B italienne !
Avec la Rédaction






























