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ALG : Ces secrétaires généraux qui deviennent présidents !

LAFORDASSE

Il y a parfois des vizirs qui rêvent de devenir des califes. En contemplant la posture prise par le secrétaire général de la Fédération algérienne de football lors du 76e Congrès de la FIFA à Vancouver, au Canada, il y a une semaine, on ne pouvait que penser à ce qui pourrait trotter dans la tête d’un homme et aux ambitions qu’il peut avoir pour espérer être un jour le… président de cette même FAF !

D’ailleurs, ce secrétaire général n’a jamais raté le moindre Congrès depuis qu’il est revenu aux affaires de la fédération, faisant même mieux que son propre président, qui était absent lors de la dernière session, retenu en qualité de maître de cérémonie de la traditionnelle finale de la Coupe d’Algérie, qui s’est déroulée le même jour que le grand rassemblement de la FIFA. On n’est plus dans «les voyages qui forment la jeunesse».

Nombreux sont ceux qui se sont posé la question : pourquoi le président de la FAF ne délègue-t-il jamais un élu, de surcroît un de ses deux vice-présidents, en plus du secrétaire général qui, lui, est appelé à prendre part à la réunion des secrétaires généraux des associations membres, et éventuellement à celle de la commission de futsal, dont il est membre depuis 2025, pour participer à un tel événement ? Le mystère est complet.

Evidemment, on ne risque pas d’avoir une réponse à notre question, le fait de contempler, par ailleurs, l’itinéraire de tous ces secrétaires généraux devenus présidents de la FIFA ou d’autres institutions conduit rapidement au raccourci. N’a-t-on pas assisté à l’intronisation du Suisse Sepp Blatter à la tête de la FIFA, à l’issue du mandat de son prédécesseur, le Brésilien João Havelange ?

En Algérie, Omar Kezzal (notre photo) a fait de l’administratif comme un brillant secrétaire général avant d’être désigné puis élu à la tête du football algérien à plusieurs reprises. Idem pour Reda Abdouche, l’ex-joueur de l’USM Alger. L’actuel patron du football mondial, Gianni Infantino, n’était-il pas le secrétaire général de l’UEFA du temps de Michel Platini, avant de le dribbler et de régner sur l’instance de Zurich à ce jour ?

Gianni Infantino est même partant pour un troisième mandat (de 2027 à 2031), tout en mettant dans ses pattes son « ami de toujours » et actuel secrétaire général, Mattias Grafström (Suède/Pays-Bas), pour s’assurer une relève bien ficelée. Allant encore plus loin, l’autre «ami de toujours» d’Infantino, et ancien secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, n’est-il pas candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFA) ?

C’est dire le pouvoir qu’ont réussi à prendre les secrétaires généraux, au fil des années, en arpentant les arcanes des institutions, se façonnant des profils redoutables et en s’appuyant sur des réseaux bien construits et souvent redevables, leur permettant une ascension certaine et insoupçonnée. Ceux qui ont vécu ont vu. Et ceux qui vivront verront.
– LAFORDASSE

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