ALG : Les budgets des clubs et l’apport des entreprises font débat
LAFORDASSE

En cette fin de saison, où le tableau d’honneur sera restreint à quatre clubs professionnels sur les 16 qui ont performé -soit quatre représentants au niveau des deux compétitions interclubs africaines – le débat est relancé de plus belle sur la gouvernance des clubs algériens. Sur les réseaux sociaux, la multiplication
des analyses renseigne non seulement sur le degré d’intérêt qu’accordent les supporters et suiveurs de football, mais surtout du niveau de certains qui interpelle les responsables et autres dirigeants des instances et des clubs professionnels en particulier.
Ainsi, certains se sont amusés à établir le classement des clubs de la Ligue 1 Mobilis en fonction de leurs budgets respectifs, corrélé au classement sportif, démontrant que ce n’est pas forcément celui qui a dépensé le plus qui est champion ou vainqueur de la Coupe d’Algérie. A ce jeu, le CR Belouizdad, premier de ce classement avec ses 350 milliards de centimes de budget, incarne une certaine «faillite » puisque le club de Laâquiba sort de la saison 2025-2026, sans le moindre titre et devra cravacher, pour accrocher une place qualificative pour l’une des deux compétitions interclubs.
A contrario, le MC Alger, qui se dirige tout droit vers son troisième titre de champion consécutif n’aura dépensé que 180 milliards de centimes, bien loin derrière l’USM Alger, vainqueur de la Coupe d’Algérie (240) et la JS Kabylie (260) qui, pour sa part, risque fortement la saison blanche (7e au classement avec 38 points). Les Canaris sont même dépassés par un club au budget moindre, le MC Oran, aujourd’hui sur la troisième marche du podium avec 210 milliards de centimes et qui ambitionne de renouer avec la compétition continentale, même si le Chabab compte 4 matchs en retard et l’USMA 5, mais déjà assuré une place pour l’Afrique.
Le débat ne restera pas là, puisqu’il a été poussé en corrélant les budgets avec les Chiffres d’affaires (CA) des entreprises détenant en totalité ou en partie les actions. Et, à ce jeu le débat est relancé sur le niveau de contribution de chaque entité économique publique par rapport à son CA. On note des disparités flagrantes mises en évidence par les analystes : Sonatrach (MCA), 45 milliards de dollars, Serport (USMA), 6 milliards, Hyproc (MCO) et Mobilis (JSK), 4 milliards et Madar (CRB), 3 milliards. Ce survol, très superficiel, met déjà en relief la photographie des clubs professionnels et les doléances des supporters de revoir les budgets à la hausse afin de concurrencer les autres grosses cylindrées du continent.
Une analyse qu’on affinera probablement par d’autres approches plus approfondies, qui prennent, au moins, les cinq exigences d’éligibilité pour l’obtention de la Licence de club professionnel imposé par la CAF
à travers son système CLOP, à savoir les volets ; sportif, infrastructurel, ressource humaine, administratif et juridique. Instructif et stratégique à connaître.
LAFORDASSE






























