ALG : Yacine Adli, après l’heure ce n’est plus l’heure !
MOHAMED MALIK

La sortie médiatique inattendue de Yacine Adli, le milieu du club saoudien d’Al-Shabab FC sur SportTeam a déjà suscité plusieurs réactions de la part des supporters algériens qui ont conseillé à l’ancien Milanais de rester bien sage … chez lui à regarder la Coupe du monde ! Et, oublier de penser à porter le maillot des Verts.
Dans une interview accordée à notre confrère Fouad Smaïl, dont la diffusion est attendue ce soir sur SportTeam, Yacine Adli fait pratiquement son mea-culpa à travers les quelques extraits qu’on a pu exploiter, notamment en ce qui concerne l’équipe nationale.
L’ancien joueur de l’AC Milan et actuel sociétaire du club saoudien d’Al-Shabab FC a confirmé ses échanges avec l’ancien coach national, Djamel Belmadi, durant l’été 2023 où il avait soufflé le chaud et le froid avant de tourner le dos aux Verts ; ses contacts avec l’actuel sélectionneur Vladimir Petkovic laissant planer des intentions à peine voilées de défendre les couleurs de l’Algérie.
Yacine Adli ira même plus loin en affirmant qu’il sera aux Etats-Unis l’été prochain pour soutenir les Fennecs ! Des extraits d’une interview qui a déjà suscité des commentaires, pour leur majorité défavorable pour celui qui avait déclaré un jour qu’il voulait ‘’jouer au plus haut niveau’’, faisant allusion à l’équipe de France.
Les réactions ont été ‘’foudroyantes’’, conseillant à Yacine Adli de rester bien au chaud chez lui pour regarder la Coupe du monde devant la télé et ne plus songer à l’équipe d’Algérie qui continue à faire son petit bonhomme de chemin sans les atermoiements d’un joueur tombé dans des calculs sans en assumer les conséquences.
Le S12, le choix du cœur et de la raison
Etant issu lui-même de l’immigration et ancien international ayant vécu le meilleur et le pire en tant que joueur, Djamel Belmadi a été confronté dès sa prise de fonction de sélectionneur des Verts en 2018 à la problématique des binationaux.
En bon stratège et fin connaisseur du sujet, Belmadi a innové avec son fameux S12 (extrait de naissance original) pour remettre en cause la loi dite des Bahamas, votée le 3 juin 2009 au congrès de la FIFA de Nassau, permettant aux joueurs n’ayant évolué qu’avec les sélections de jeunes à changer de nationalité sportive.
L’autre approche prônée par Belmadi, c’est celle de s’éloigner de tout autre opportunisme que celui de la fibre patriotique, que ce choix soit celui du cœur ou de raison, et bien évidemment le choix du projet sportif. Ce qui explique d’ailleurs le temps qu’il a passé en toute discrétion pour convaincre les uns et les autres pour rallier la sélection nationale.
Dans le tas, il y a ceux qui n’ont pas trop hésité et pour plusieurs raisons, dont l’influence des parents, l’environnement immédiat et la forte culture algérienne enracinée, ou bien l’impact du sacre de la CAN 2019. Il y a aussi ceux qui tergiversèrent, et dont le cœur et la raison ont balancé un peu plus longtemps que prévu, selon les opportunités et le contexte sportif de l’heure.
C’est dans cette démarche, que Belmadi a toujours observé le silence sur tous ces joueurs à qui il a laiss la porte entrouverte pour venir en sélection, non pas à coup de supplications ou d’un contrat publicitaire mirobolant, mais par conviction et certitude.
MOHAMED MALIK






























