
Les sélectionneurs des plateaux, les ragoteurs de la presse écrite, les dénigreurs et les quelques influenceurs dans le déni constant ont trouvé de quoi s’occuper depuis les excellentes prestations du gardien de but Oussama Benbot. Pourtant, dans un contexte marqué par l’incertitude au poste de gardien de but, une évidence semble s’imposer pour la sélection algérienne : Oussama Benbot n’est pas un problème à résoudre, mais une solution crédible à activer.
À moins de deux mois d’une échéance mondiale décisive, le staff technique se retrouve confronté à une cascade de pépins physiques qui fragilise toute la hiérarchie établie. Le premier coup dur concerne Luca Zidane, victime d’un choc à la tête et à la mâchoire, compromettant sérieusement ses chances d’être opérationnel. À cela s’ajoute la situation d’Anthony Mandrea, récemment opéré de l’épaule, dont la condition physique reste incertaine dans un délai aussi court. Enfin, Melvin Mastil poursuit sa convalescence, réduisant considérablement ses perspectives de retour à temps.
Une équation délicate pour Vladimir Petković, contraint de revoir ses plans. Le recours à un gardien issu du championnat local devient plus qu’une option : une nécessité. Et, dans ce registre, Benbot
coche plusieurs cases. Troisième choix lors de la dernière CAN, le portier avait surpris en annonçant sa retraite internationale, frustré par un manque de considération. Une décision prise sans polémique, sans déclaration tapageuse, mais avec une certaine dignité, allant même jusqu’à souhaiter la réussite des Verts.
Aujourd’hui, le débat ressurgit. Faut-il conditionner son retour à une quelconque démarche officielle ? L’idée d’une «lettre de réintégration» apparaît, au regard des faits, largement superflue et farfelue. Le gardien n’a jamais franchi la ligne rouge, ni sur le plan sportif ni sur le plan disciplinaire. Plus encore, ses performances récentes plaident en sa faveur. Expérimenté, régulier et mentalement aguerri, Benbot présente le profil d’un gardien capable d’assumer une responsabilité immédiate et sans aucune négociation.
Dans une période où les certitudes s’effritent, son retour pourrait offrir une stabilité bienvenue. Toutefois, si la décision finale appartient au sélectionneur, une chose est sûre : dans un moment où l’équipe nationale cherche des garanties, Benbot apparaît moins comme un pari que comme une réponse logique à une urgence bien réelle.
– DJAMEL OUAGLAL






























