
Le CR Belouizdad affronte, cet après-midi (jeudi), à 17h, l’USM Alger dans une finale de Coupe d’Algérie aux allures de revanche historique.
Sur la pelouse du stade Nelson-Mandela, les Rouge et Blanc visent un dixième trophée pour marquer leur hégémonie et offrir une fin d’année mémorable à leurs supporters. Cette affiche prestigieuse dans l’enceinte moderne de Baraki représente bien plus qu’un simple trophée pour le Chabab. C’est l’opportunité de panser les plaies d’une campagne marquée par la perte du titre de champion au profit du MCA et une élimination douloureuse en demi-finale de la Coupe de la CAF face au Zamalek. Galvanisés par leur qualification héroïque obtenue à Constantine contre le CSC, les Belouizdadis abordent ce rendez- vous de 17h avec une confiance retrouvée et une soif de victoire inextinguible.
L’esprit de revanche comme moteur
Le souvenir de la finale perdue la saison dernière contre ce même adversaire reste gravé dans les mémoires au sein du club de Laâqiba. Cette année, le contexte a changé et la détermination semble avoir décuplé dans les rangs des Rouge et Blanc. Les joueurs ne jurent que par la victoire pour effacer le goût amer de l’échec passé et surtout pour valider cette dixième Coupe d’Algérie qui leur tient tant à cœur. Le groupe a conscience qu’un succès cet après-midi permettrait de sauver une saison qui a failli basculer dans le doute, transformant ainsi une année de transition en une année de sacre.
Une mobilisation générale des instances
Le président Bahloul n’a pas ménagé ses efforts ces derniers jours pour sensibiliser l’ensemble de l’effectif sur l’importance cruciale de ce derby algérois. Les causeries se sont multipliées pour rappeler que le prestige du CRB est en jeu. De son côté, le staff technique intérimaire a mis l’accent sur la discipline tactique et la gestion émotionnelle de l’événement. L’objectif est de pousser les joueurs à mettre les bouchées doubles pour réaliser un match plein au stade Nelson Mandela, sans temps faible, afin de dominer une formation de l’USMA qui connaît parfaitement les rouages de ces grands rendez-vous.
Stabilité technique et ajustement forcé Concernant l’aspect purement sportif, la tendance est à la continuité. Le staff ne compte pas bouleverser une équipe qui a donné satisfaction lors de la demi- finale mémorable à Constantine. Le onze de départ devrait rester inchangé à une exception près. L’ailier Abdennour Belhocini souffre d’une lésion aux ischio-jambiers et demeure très incertain pour le coup d’envoi de 17h. Si son forfait se confirme, une solution de rechange a déjà été travaillée durant la semaine pour maintenir l’équilibre de l’animation offensive. Les regards seront tournés vers Benguit et le buteur Ben Hamouda pour porter le danger dans le camp adverse.
Le retour de la ferveur partagée
Cette finale marque également un tournant dans l’organisation des tribunes. Pour la première fois depuis le début de la saison, les deux galeries seront présentes en masse dans les gradins de Nelson Mandela. La levée de l’interdiction de déplacement pour les supporters visiteurs lors de cette finale promet une ambiance électrique et colorée. Les fans du Chabab se préparent à faire vibrer les rues de Belouizdad et à soutenir leurs favoris durant toute la rencontre. Ce face-à-face entre les deux galeries de la capitale rajoute une dimension symbolique forte à cette quête de trophée. Le CRB se présente donc devant son destin à 17h avec la ferme intention de marquer l’histoire. Entre la gestion des blessures et la ferveur populaire, les coéquipiers de Ben Hamouda possèdent toutes les cartes pour ramener la coupe à la maison.
La gloire attend celui qui saura maîtriser ses nerfs sur la pelouse de Baraki.
– MOHAMED R.






























