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ALG : Vandalisme récurent, hooliganisme latent et pertes d’argent

LAFORDASSE

Sur la chaîne 6 de l’EPTV (Chababia), des images, montrant les nouveaux stades algériens sous leurs beaux atours, tournent souvent en boucle, faisant rappeler les gros efforts consentis par l’État pour offrir des enceintes modernes et présentant toutes les commodités, que ce soit pour les acteurs ou bien les spectateurs.

Que ce soit Nelson-Mandela de Baraki, Ali- Ammar de Douéra, Hocine-Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou ou bien Miloud-Hadefi d’Oran, ces stades sont devenus, depuis leur récente ouverture et exploitation, non seulement une fierté pour les Algériens, mais l’antre des supporters pour faire vivre le football, en mettant des ambiances qu’ils sont les seuls à en connaître l’art et le secret.

Les footballeurs également puisqu’ils évoluent souvent sur de belles pelouses et dans une atmosphère enivrante et stimulante pour étaler leurs qualités et leur savoir footballistique. Malheureusement, lors des récentes rencontres du championnat de Ligue 1, disputées à huis clos, les caméras de la télévision algérienne n’ont pas réussi à cacher cette image désolante.

Plusieurs trous béants dans les tribunes sont désormais visibles à cause de centaines de sièges saccagés dans toutes les enceintes. Aucun stade n’a été épargné, même celui d’Ali-La-Pointe où seuls les supporters
du Mouloudia d’Alger y ont accès depuis le début de la saison puisque la Fédération algérienne de football et la Ligue de football professionnel ont interdit le déplacement des supporters des équipes adverses.

Malgré toutes les tentatives de sensibilisation entreprises par les différents responsables, ce fléau n’arrive toujours pas à quitter nos stades et les coûts des dégâts occasionnés par ces actes de vandalisme ne font que s’empiler. Aujourd’hui, avec des supporters qui restent debout durant pratiquement tout le match, chantant, dansant et sautant en même temps.

Cela se fait forcément au détriment de la siégerie, désormais le maillon faible de nos stades, qui a du mal à résister à la fougue de cette jeunesse débordante d’énergie ! Les mêmes scènes ont été vécues dans les stades remis à neuf, comme Chahid- Hamlaoui de Constantine, Mustapha- Tchaker de Blida et celui du 5-Juillet-1962 qui a connu un drame l’année dernière avec la chute de spectateurs et le décès de quatre supporters du MC Alger lorsqu’une barrière d’une tribune supérieure a cédé sous leur poids.

Même le petit et joli stade Mouloud- Zerrouki des Eucalyptus n’a pas échappé, ce week-end, à la horde des hooligans, qui ont saccagé les sièges, les grillages et autres équipements lors du match de Ligue 2 amateur entre l’USM El-Harrach et l’ASM Oran (1 – 2) et où les dégâts ont été estimés à plus de 15 MDA (1,5 milliard de centimes).

Si au temple olympique la siégerie a été refaite depuis et que les tribunes supérieures restent toujours fermées dans les autres stades, ce n’est toujours pas le cas. Pour le moment, on a juste constaté les dégâts puisque les sièges endommagés sont rassemblés en un immense tas dans un coin, et l’on attend l’aboutissement des procédures et surtout le déblocage des budgets pour remédier à cette situation déplorable.

La LFP a, à chaque fois, sanctionné les clubs, dont les supporters ont été derrière les actes de vandalisme, mais sans plus. Alors que des sanctions financières à la hauteur du coût des dégâts auraient été préférables pour amortir les dépenses des structures gérant les stades qui, au départ, ont déjà du mal à rentabiliser ces équipements- mastodontes en béton.

Le ministère des Sports, dont il a la charge en tant que tutelle, des grands stades, devrait réfléchir sérieusement sur les voies et moyens, non seulement de mieux préserver ces infrastructures (opter pour des sièges coquilles difficiles à endommager par exemple), mais surtout d’impliquer les acteurs dont les supporters sont coupables de vandalisme à supporter les ardoises salées des réparations.

Finalement, qui payera l’ardoise salée des sièges saccagés au niveau des nouveaux stades algériens et ceux récemment réhabilités ? Que feront les gestionnaires desdits stades pour éviter à l’avenir ce genre de situation qui ont tendance à se répéter ? La balle est de nouveau dans le camp des responsables du secteur des Sports et des pouvoirs publics.

LAFORDASSE

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