
Lors de l’assemblée générale ordinaire (AGO), la Fédération algérienne de football (FAF) a révélé un chiffre, celui du nombre de pratiquants en Algérie qui serait d’à peine 212 000 licenciés. Que reflète-t-il au juste ?
Dans le chapitre consacré aux Ligues, la FAF nous apprend que le nombre de licenciés en Algérie serait de 211 243 pratiquants, ce qui est considéré comme loin des rapports référentiels rapportés au nombre de la population totale du pays (45 millions d’habitants) et la frange de la jeunesse.
Comparé à d’autres pays, l’Algérie du football est loin du compte. L’Espagne, par exemple, avec une population de 49 570 725 habitants, possède 1 063 090 licenciés et 21 148 clubs, contre 2 561 clubs en Algérie. La France, qui demeure le premier exportateur de footballeurs pour le Big-five des championnats européens, compte 2 400 000 licenciés, pour une population estimée à environ 66 700 000 habitants.
Toutefois, la fédération considère que la pratique du football amateur non structuré est estimée à près d’un million, ce qui montre que le gap à atteindre est très grand. Ceux-ci se retrouvent principalement dans les quartiers, ainsi que dans les milieux scolaire, universitaire, sportif et professionnel.
S’appuyant sur un graphe, la FAF met en évidence une disparité significative entre les catégories dites « Écoles » et les autres catégories de jeunes. Conscient de l’importance de renforcer la formation à la base et d’élargir la pyramide de pratique, le Bureau fédéral a décidé d’instaurer progressivement le caractère obligatoire des catégories ‘’Écoles U9 – U11 – U13 – U14’’.
Cette orientation stratégique vise à structurer durablement la pratique dès les premiers âges, à améliorer le processus de détection et à assurer une meilleure préparation des jeunes talents appelés à constituer l’élite de demain, précise le rapport bilan.
MOHAMED MALIK






























