
La suspension de Zinédine Derrag, milieu de terrain de l’AS FAR Rabat, pour une durée de trois mois par la Confédération africaine de football (CAF) relance une nouvelle fois le débat autour des dérives disciplinaires et des zones d’ombre persistantes dans certains clubs marocains engagés sur la scène continentale.
Contrôlé à l’issue d’une rencontre de Ligue des champions face à la JS Kabylie, le joueur a été soumis à un test antidopage aléatoire, dont les résultats ont révélé la présence d’une substance interdite. Une conclusion confirmée par les instances médicales de la CAF, qui ont acté un résultat anormal, entraînant une procédure disciplinaire rapide et une suspension immédiate.
Cette décision a été officiellement notifiée à l’AS FAR Rabat, club militaire de la capitale marocaine, qui voit l’un de ses éléments majeurs écarté de toute compétition pour trois mois. Si la sanction peut paraître ciblée et limitée dans sa durée, elle s’inscrit néanmoins dans un contexte plus large de contrôle renforcé des pratiques médicales et des protocoles antidopage au sein des compétitions interclubs africaines. Toutefois, au-delà du cas individuel, plusieurs observateurs soulignent une accumulation de controverses impliquant des clubs marocains ces derniers mois, nourrissant des interrogations sur la rigueur des mécanismes de contrôle et sur le traitement réservé à certains dossiers sensibles par les instances dirigeantes du football africain.
La perception d’une forme d’irrégularité dans la gestion des sanctions revient régulièrement dans les débats, alimentant les critiques sur une possible application inégale des règles. Cette affaire intervient en effet peu de temps après la suspension pour deux ans de Hamza Moussaoui, joueur de la RS Berkane, également contrôlé positif à une substance interdite. Une série de cas qui a suscité de nombreuses réactions dans le milieu du football africain et relancé les discussions sur la crédibilité des dispositifs de contrôle.
Dans ce climat de suspicion et de tensions croissantes, la CAF rappelle régulièrement son engagement en faveur du respect strict des règles antidopage et de l’équité sportive. L’instance dirigeante insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité des compétitions qu’elle organise, alors que celles-ci font l’objet d’une attention accrue de la part des médias et des observateurs internationaux.
Au-delà des sanctions individuelles, ces épisodes mettent en lumière des failles structurelles plus profondes : insuffisance de prévention, encadrement médical parfois contesté et responsabilité partagée entre clubs et fédérations. Pour de nombreux analystes, seule une politique plus ferme, transparente et homogène permettrait de restaurer la confiance et d’éviter que ces affaires ne se répètent au détriment de la crédibilité du football africain.
– DJAMEL O.






























