. CAN : Petkovic empochera 90 000 euros de primes | Foot Afrique
CAN 2025

CAN : Petkovic empochera 90 000 euros de primes

MOHAMED MALIK

Au lendemain de l’amère élimination en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN)-2025, les débats vont dans tous les sens, y compris sur les choix et la gestion de Vladimir Petkovic, qui, à l’occasion, recevra 90 000 euros de primes.  

Samedi, au Grand stade de Marrakech, l’Algérie de Vladimir Petkovic s’est effondrée devant plus fort, le Nigéria (0 – 2). Les Verts se sont surtout frottés à la dure réalité du terrain, celle d’un adversaire d’un plus grand calibre, mais également à celle du sempiternelle problème de l’arbitrage en Afrique.

Et il ne faut pas avoir peur des mots pour dire que la CAN est encore une fois entachée de scandales liés à l’arbitrage, lors de plusieurs matchs malgré la présence de la VAR (Maroc – Mali, Maroc – Tanzanie, Maroc – Cameroun et Algérie – Nigéria, pour ne citer que ceux-là). Mais au-delà de cette problématique dont souffrira le sport-roi africain encore longtemps, revenons au parcours de l’équipe nationale lors de cette CAN-2025 et cet effondrement face aux Super Eagles qui auraient pu l’emporter sur un score plus lourd si les attaquants avaient été plus adroits. Lors du premier tour, la machine a bien fonctionné dans la même logique que celle qui a prévalu durant la période Petkovic où les camarades de Ryad Mahrez ont eu rarement l’opportunité de se mesurer aux plus grosses cylindrées du continent.

Un aveu d’échec qui appelle d’autres interrogations

Beaucoup de choses peuvent être dites sur la préparation de l’équipe pour cette joute, sans disputer le moindre match avant de s’envoler vers Rabat ; sur ces quartiers trop libres en plein milieu d’une compétition aussi relevée qui nécessite concentration et un management alliant rigueur et intelligence ; sur certains choix tactiques ; sur les remplacements au cours des matchs et bien d’autres aspects qui peuvent expliquer les raisons d’un rendez-vous manqué. Evidemment, on aura certainement droit aux discours démagos pour noyer le poisson dans l’eau, en absence d’une communication institutionnelle de la part de la fédération algérienne de football. On se contentera alors des déclarations, sur un ton monocorde, de Petkovic à l’issue de la rencontre où il avoua que son équipe ‘’était dépassée de toute part, même si ça a été mieux en seconde car le Nigéria ne pouvait maintenir le rythme pendant 90 minutes. Nous n’étions pas dans le match. Les décisions du corps arbitral n’ont pas été favorables non plus, mais notre adversaire était coriace. Ils nous ont dominé sur le plan physique. Les joueurs étaient très fébriles car c’est une compétition dans laquelle on pensait aller loin. Il faut accepter ce genre de résultats pour rebondir.’’

Un aveu d’échec qui appelle d’autres interrogations, comme ‘’le volet physique’’ sur lequel les joueurs ont failli et la prise en charge de cet aspect. L’absence de solutions à des moments cruciaux, pour un entraîneur porté aux nus par certains, alors que son plus haut fait d’arme dans une phase finale a été une qualification, avec la Suisse, pour les quarts de finale de l’Euro 2020 en éliminant la France aux tirs au but. Avec l’Algérie, il en a été de même, un arrêt aux quarts de finale et un chantier toujours ouvert. Le sélectionneur national, bientôt deux ans à la tête des Verts, a-t-il vraiment fait évoluer le jeu de l’équipe ? A-t-il réglé la problématique du poste de gardien de but après la première et audacieuse titularisation d’un Luca Zidane lors de cette CAN ? Qu’en est-il de la défense qui, face à des adversaires plus coriaces, craque ? Est-il vraiment dans un projet de reconstruction quand on sait qu’il ne lui reste que six mois dans son contrat, reconduit systématiquement le 1e janvier 2026 jusqu’au 31 juillet prochain ?

Quelques pages sur les réseaux sociaux ont fait part d’une discussion entre le président de la fédération algérienne de football, Walid Sadi, et Petkovic au lendemain de l’élimination face au Nigéria, au cours de laquelle ce dernier aurait souhaité quitter ses fonctions en juillet et qu’il ne désirerait plus travailler sur le continent africain à cause de … l’arbitrage ! Ce qui est certain, c’est que le coach national est pour l’instant tenu par les clauses de son contrat qui lui fait obligation de préparer et conduire la sélection algérienne lors du prochain Mondial 2026, et empochera 90 000 euros net, qui représentent les primes cumulées après les qualifications aux huitièmes de finale (40 000 euros) et aux quarts (50 000 euros) de la CAN-2025.

Au total, Petkovic, qui demeure le sélectionneur le mieux payé d’Afrique, devra coûter la coquette somme de 4 420 000 euros, soit l’équivalent de 663 000 000 DA (66 milliards de centimes) pour la fédération pour les 28 mois qu’il aura à passer à la tête des Verts. Certes, la fédération amortira ce coût grâce au prize money des qualifications pour la CAN-2025 et du Mondial 2026, mais l’Algérie restera sur sa faim car rien ne peut valoir un titre majeur, comme une Coupe d’Afrique par exemple.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité