. CAN : Le Sénégal accroche une divine 2e étoile ! (envoyé spécial) | Foot Afrique
CAN 2025Les infos

CAN : Le Sénégal accroche une divine 2e étoile ! (envoyé spécial)

DJAMEL OUAGLAL

 Le Sénégal a réussi l’exploit de défier toutes les circonstances en s’adjugeant la Coupe d’Afrique des nations en battant en finale le Maroc (1-0) chez lui à Rabat.

La première période a été marquée par une intensité élevée et un engagement physique constant, dans une ambiance électrique au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Dès l’entame, les Sénégalais ont affiché leur volonté de prendre le contrôle du jeu en monopolisant le ballon, malgré la pression d’un public marocain très bruyant. La première alerte est venue rapidement côté sénégalais. Après une accélération de Sadio Mané sur le flanc gauche, bien contenue par la défense marocaine, les Lions de la Teranga se sont procurés une énorme occasion sur corner.

À la 5ᵉ minute, Yassine Bounou s’est illustré par un arrêt décisif, repoussant une reprise dangereuse de Pape Gueye au second poteau, confirmant d’emblée son rôle déterminant dans cette finale. Le Maroc a tenté de répondre par des projections rapides. Ezzalzouli s’est montré entreprenant sur son aile, mais sans réussite dans le dernier geste.

Bounou sauve les siens

Les occasions marocaines ont manqué de précision, notamment sur coups de pied arrêtés, à l’image d’un coup franc mal négocié peu après la demi-heure de jeu. Au fil des minutes, le match s’est installé dans un véritable bras de fer au milieu de terrain, où l’impact physique a pris le pas sur la créativité. Le Sénégal, avec près de 58 % de possession, a continué à dicter le tempo, mais s’est heurté à un bloc marocain bien en place, prêt à se projeter rapidement à la récupération.

La plus grande opportunité de cette première période est survenue à la 38ᵉ minute. Parfaitement servi par Nicolas Jackson, Iliman Ndiaye s’est présenté seul face à Bounou, mais le portier marocain a encore sauvé les siens d’un réflexe exceptionnel. Un nouvel échec pour des Sénégalais pourtant les plus dangereux avant la pause, qui ont dominé sans parvenir à concrétiser leurs temps forts.

Scénario identique en début de second half

La seconde période de la finale a repris sur le même schéma que la première, avec un Sénégal dominateur dans la possession mais peinant à se montrer réellement tranchant face à un Maroc bien en place, patient et prêt à exploiter la moindre ouverture.

Progressivement, les Lions de l’Atlas ont pris confiance et imposé un temps fort, multipliant les corners et les situations dangereuses, mettant la défense sénégalaise sous pression. Le Maroc s’est procuré les occasions les plus nettes, notamment par El-Kaâbi, tout proche de conclure sur un centre précis d’El-Khannous, tandis que le Sénégal a répondu par quelques projections rapides, sans parvenir à faire la différence. Le rythme est devenu plus haché à l’approche de la dernière demi-heure, chaque équipe jouant avec prudence à mesure que la tension montait.

Fin de rencontre invraisemblable

En fin de match, Bounou s’est encore illustré en repoussant une frappe dangereuse de Mbaye. Les dernières minutes ont été électriques, culminant avec un but sénégalais inscrit dans le temps additionnel mais finalement annulé par l’arbitre pour une faute préalable d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi à la 90e. Les Sénégalais enragent, mais le jeu se poursuit dans une seconde période tendue et indécise, où la moindre erreur aurait pu être fatale.

Dans les arrêts de jeu, l’arbitre accorde un penalty au Maroc après avoir été rappelé par la VAR pour une faute, cette fois, sur Brahim Diaz. S’en est suivi une grosse confusion au point où les Sénégalais quittèrent le terrain considérant qu’avant cette action, l’arbitre leur avait refusé un but et que la VAR n’avait pas intervenu.

Après plusieurs palabres, Sadio Mané demande à ses coéquipiers de revenir sur le terrain, au moment où l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala distribuait des cartons à Ismaila Sarr, Edouard Mendy et Cherif Diouf.

Pape Gueye nettoie la lucarne de Bounou

La tension est alors montée d’un cran lorsque Diaz s’est de nouveau présenté face au gardien sénégalais pour un penalty décisif, dans une atmosphère électrique, tandis que des supporters sénégalais, emportés par l’enjeu, envahissaient partiellement les abords du terrain. Diaz avance, il a le but du titre au bout du pied, mais il rate complètement sa Panenka face à Mendy. En plus de la pluie qui s’abattait, c’est la douche froide dans le stade.

Elle sera encore accentuée par cette frappe de Pape Gueye, dans les prolongations, qui nettoie la lucarne de Bounou à la 94e. Le Sénégal prend ainsi l’avantage dans un moment où les marocains vont évoluer à dix après la sortie sur blessure d’Igalane et avoir épuisé tous leurs remplacements. Le jeune parisien, Mbaye, rentré en cours de jeu, a failli doubler le score lorsqu’il a mis le feu dans la défense marocaine à la 105e, avant le retour de Hakimi pour sauver les meubles.

Le match se débride, surtout après cette tête d’Aguerd sur la transversale à la 108e suite à un corner de Hakimi. Les sénégalais répliquent par ce contre conclut par une frappe de Cherif Ndiaye, Bounou s’interpose, le ballon revient dans pieds de l’attaquant sénégalais qui rate lamentablement le cadre !Après plusieurs essais, mais aussi de nombreux ratages des Sénégalais, le score en restait là. Le Sénégal est champion d’Afrique.

DJAMEL OUAGLAL

 

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité