Pour son duel face au Burkina Faso, la sélection algérienne a abordé la rencontre avec une composition profondément remaniée et un dispositif tactique réfléchi par le sélectionneur Vladimir Petkovic.
Initialement, les Verts ont débuté avec un 3-5-2, une configuration choisie pour équilibrer la prudence et l’engagement offensif, tout en tirant les enseignements de la première sortie contre le Soudan. Zidane était dans les buts, protégé par une défense à cinq composée de Chergui, Aït-Nouri, Mandi, Bensebaïni et Hadjam. Au milieu, Bennacer et Boudaoui étaient reconduits tandis que Ibrahim Maza prenait la place de Chaïbi, apportant davantage de mobilité et de créativité. Le duo offensif était formé de Mahrez et Amoura, avec pour objectif de profiter des contres et d’exploiter les espaces laissés par l’adversaire. Dans ce système, l’équipe se transformait en 5-3-2 défensif lorsqu’elle était repliée, puis en 3-5-2 à la possession du ballon. Cependant, la blessure rapide de Hadjam avant le premier quart d’heure a contraint Petkovic à adapter son plan.
La blessure de Hadjam chamboule les plans du coach
L’Algérie est revenue à un 4-3-3, permettant de mieux protéger l’axe central tout en gardant de la profondeur sur les ailes. Cette flexibilité tactique s’est révélée cruciale, car dès le coup d’envoi, le Burkina Faso a mis une pression intense, obligeant la défense à se montrer solide et concentrée. Une première alerte est survenue sur un contact avec Bennacer, rapidement maîtrisé par la charnière dirigée par Bensebaïni. Le match s’est ensuite inscrit dans un rythme haché, ponctué de fautes et de pertes de balle qui ont ralenti le jeu. L’ouverture du score est intervenue après une action collective : Boudaoui a trouvé Aït-Nouri dans la surface, ce dernier fauché par Dayo, entraînant un penalty transformé par Mahrez d’un superbe contre-pied. Malgré ce succès, l’Algérie a connu quelques frayeurs, comme une relance ratée de Zidane, mais la défense a su rester vigilante.
Un énorme Bensebaïni
Les Burkinabè ont tenté des reprises acrobatiques, notamment par Kabore, sans succès, tandis que Mahrez, très actif sur le front, obtenait des coups francs et mettait la défense adverse en difficulté. Amoura, bien servi par Maza et Bounedjah, a multiplié les tentatives, sans parvenir à doubler la mise avant la pause. En seconde période, Petkovic a effectué un nouveau ajustement tactique avec l’entrée de Belaïd à la place de Mahrez, adoptant un 5-3-2 défensif pour sécuriser le résultat tout en maintenant une menace offensive sur les contres. Le Burkina Faso a alors pris le contrôle du jeu, multipliant les frappes et centres dangereux. Minoungou, Traoré et Ouattara ont testé la vigilance de Zidane, impérial sur sa ligne, tandis que Koffi effectuait également des interventions déterminantes.
Les Verts tiennent bon
L’Algérie a su gérer ses contre-attaques par Bounedjah et Maza, mais la précision a souvent fait défaut. La rencontre a été marquée par plusieurs changements et quelques blessures : Chergui et Amoura ont quitté le terrain, tout comme Traoré et Kaboré côté burkinabè. Jusqu’aux dernières minutes, les Verts ont tenu bon, regroupés autour de leur surface face à une pression intense, mais la solidité défensive et la discipline tactique ont permis de conserver l’avantage. Au final, l’Algérie s’impose 1-0, confirmant sa première place du groupe avant la dernière journée. La victoire souligne la capacité de Petkovic à ajuster son dispositif tactique en temps réel, à protéger ses points forts et à faire preuve de flexibilité face aux aléas d’un match sous pression.
-DJAMEL OUAGLAL






























