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ALG : Fortunes diverses pour les Verts

Le titulaire n’a pas gagné, les entrants n’ont pas apporté grand-chose et le remplaçant non utilisé a vu son équipe triompher en déplacement : le bilan à mi-chemin des Algériens en Europa League n’a pas forcément été à la hauteur des attentes.

Avec Aïssa Mandi titulaire et Nabil Bentaleb sur le banc, Lille a grandement déçu jeudi soir en barrage aller. Face à une équipe bis de l’Etoile Rouge de Belgrade, dont les meilleurs éléments ont été préservés en perspective du volcanique derby de dimanche face au Partizan, le LOSC s’est, en effet, incliné d’une courte tête. Très loin du niveau affiché en phase de groupe, les Lillois ne sont pas parvenus à trouver la clé face à une équipe serbe bien organisée et réaliste.

Pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale, il faudra gagner jeudi prochain à Belgrade. Pour la première fois de son histoire européenne, le LOSC avait pourtant retrouvé sur sa route un adversaire déjà croisé quelques semaines plus tôt dans la même compétition. Un peu plus de 3 mois après leur défaite (1-0) à Belgrade en phase de ligue, les Dogues affrontaient de nouveau une Etoile Rouge qu’ils connaissent bien. Après avoir plié juste avant la pause, sur corner (0-1, 45’+1), le coaching de Bruno Genesio a, d’ailleurs, été immédiat : Nabil Bentaleb est entré à la pause. Sans grand succès puisque auteur d’une prestation tout juste moyenne.

Défaite surprise des Lillois

C’est son compatriote, Aïssa Mandi, qui a été le plus en vue, notamment sur cette tête à quelques centimètres du but, au premier poteau sur un corner d’André (58’). L’attitude des joueurs lillois n’a, alors, pas vraiment plu à leur entraîneur, tout comme l’hostilité du public. «Lorsque vous n’avez qu’une victoire sur les 10 premiers matchs de l’année, ce genre de réaction de la part du public est logique.

Les supporters viennent pour voir au minimum leur équipe se battre. Et ce soir, ils n’ont pas vu le minimum. Je suis le premier responsable de ce qu’il se passe sur le terrain. C’est moi qui fais les choix, les compos. La réaction du public est logique vis-à-vis de ce qu’on a montré sur le terrain ce soir. Manquer autant d’agressivité et d’envie dans un match de coupe d’Europe à domicile, c’est normal que ça suscite de telles réactions» a lancé Genesio en conférence de presse à propos du contexte.

Mandi et Bentaleb tancés par leur entraîneur

Il s’en est, ensuite, pris directement aux coéquipiers de Mandi. «J’accepte beaucoup de choses. De ne pas gagner, de perdre, car ça fait partie du football. Mais je n’accepte pas le comportement qu’on a eu ce soir. Lorsqu’on ne gagne aucun duel aérien, que les deuxièmes ballons sont exclusivement gagnés par l’adversaire, que les retours défensifs se font en marchant, c’est mental, c’est une question de valeurs. On n’a pas le droit de descendre sous un certain niveau. Et ce soir ça a été le cas. Je ne veux pas me dédouaner de ma responsabilité sur la situation actuelle. Ce soir, j’ai vu des attitudes qui ne sont pas dignes du football professionnel de haut niveau», a-t-il, tancé.

Bouanani en spectateur à Glasgow

Sur le banc et victime du statut et de la forme d’El Khannouss, Badreddine Bouanani a, de son côté, assisté sans participer au triomphe du VfB Stuttgart en Ecosse. Impitoyable, le tenant de la Coupe d’Allemagne a gâché le 1 000e match de Martin O’Neill en tant qu’entraîneur professionnel sur le banc de Celtic. Bilal El Khannouss a ouvert le score pour Stuttgart après 15 minutes, mais Benjamin Nygren a effacé Alexander Nübel pour égaliser pour le champion d’Écosse.

Oublié par la défense, El Khannouss a redonné l’avantage à Stuttgart de la tête, avant qu’une finition à ras de terre de Jamie Leweling et un quatrième but tardif de Tiago Tomás ne placent l’équipe de Sebastian Hoeness en position de force avant le match retour. Remplaçant lui aussi au coup d’envoi, Moncef Bekrar a, pour sa part, été lancé à la 79ème minute de jeu à la place de Beljo alors que son équipe coulait face à Genk (1-3).

Bekrar n’a pas pesé

Le club croate aura, d’ailleurs, fort à faire lors du match retour en Belgique après que deux buts de Zakaria El-Ouahdi ont permis à Genk de repartir avec une avance confortable. Bryan Heynen a ouvert le score de la tête sur un corner de Konstantinos Karetsas, avant qu’El Ouahdi ne récupère un centre contré, élimine un défenseur et marque dans le petit filet pour faire le break après seulement 21 minutes. Dion Beljo a réduit l’écart de près avant la pause, mais El Ouahdi a repiqué dans l’axe pour éliminer son vis-à-vis et marquer en fin de match pour sceller la victoire. Durant le petit quart d’heure qu’il aura passé sur le terrain, l’avant-centre algérien ne s’est pas vraiment montré à son avantage.

-RACHID BELARBI

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