CAN : Préparation psychologique et tactique
À seulement 24 heures du coup d’envoi de leur huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations face à la RD Congo, les joueurs de l’équipe nationale se trouvent au cœur d’une préparation minutieuse, où chaque détail compte. Sous la houlette de Vladimir Petkovic, sélectionneur bosnien récemment installé à la tête des Verts, l’accent a été mis sur la dimension psychologique, afin de libérer les joueurs de la pression croissante inhérente à l’avancée de la compétition.
Conscient que le mental joue un rôle aussi décisif que le talent sur le terrain, Petkovic a choisi d’alterner entre détente et concentration, cherchant à instaurer un équilibre capable de maximiser la performance collective. Pour briser la routine et renforcer la cohésion, l’ensemble du groupe s’est retrouvé, il y a deux jours, pour un dîner en dehors du lieu de résidence, dans une ambiance décontractée mais studieuse. Ce type d’initiative traduit l’importance accordée par le technicien à l’esprit d’équipe, qui constitue selon lui un facteur déterminant pour atteindre les objectifs fixés par la Fédération algérienne de football.
Peaufiner le plan de jeu
Depuis sa prise de fonctions, Petkovic a construit un noyau de joueurs non seulement compétitifs sur le plan technique, mais également capables d’insuffler une énergie positive au sein du groupe, contribuant à créer une atmosphère familiale unanimement saluée par les membres de la sélection. Cette dynamique collective, soigneusement entretenue, semble être la clé pour aborder sereinement ce match crucial et viser au-delà du simple passage du premier tour. Sur le plan tactique, les deux dernières séances ont été consacrées à peaufiner le plan de jeu. Chaque joueur connaît son rôle, mais le coach insiste sur la flexibilité et la lecture fine des situations, indispensables face à une équipe congolaise réputée pour sa solidité et sa capacité à surprendre. L’analyse détaillée de l’adversaire est au centre de cette phase préparatoire : trajectoires, placements, transitions, points faibles exploitables, rien n’est laissé au hasard.
Garder l’invincibilité
Petkovic sait que la moindre erreur peut coûter cher à ce stade de la compétition et que la victoire nécessitera une maîtrise totale du tempo du match. Historiquement, l’Algérie a toujours su contenir la RD Congo. En six confrontations officielles et amicales, les Verts n’ont jamais été battus, avec deux succès et quatre nuls. Le premier triomphe remonte aux Jeux africains de Brazzaville, le 20 juillet 1965, avec un score de 4-1, et le second à la CAN-1988 au Maroc, grâce à un but de Farhaoui.
Depuis, les deux équipes se sont régulièrement quittées sur des scores nuls, que ce soit lors de la CAN-2000 au Ghana ou lors de rencontres amicales en 2002, 2008 et 2019, cette dernière occasion ayant vu Islam Slimani marquer pour l’Algérie à Blida. Franchir un autre cap Ces statistiques illustrent l’équilibre historique entre les deux formations, mais n’excluent en rien la complexité du défi à relever pour les Verts dans ce huitième de finale à Rabat. Le match de mardi s’annonce donc comme un test exigeant, où la concentration, la discipline tactique et la cohésion d’équipe seront déterminantes.
Les Algériens, forts d’une préparation psychologique et technique rigoureuse, se présentent avec l’ambition de franchir ce cap et de poursuivre leur quête du titre continental, conscients que chaque détail peut faire la différence dans ce rendez-vous où la moindre approximation pourrait être fatale. Pour Petkovic et ses hommes, l’heure est venue de transformer cette préparation en performance concrète sur le terrain, afin de continuer à écrire l’histoire de l’Algérie dans cette CAN.
-DJAMEL O.





























