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CAN : L’IFAB dans le collimateur de la FIFAcaf et le Maroc ?

YANIS . B

Branle-bas de combat à l’IFAB (International Football Association Board), l’instance chargée des lois du jeu du football (sic). Ses membres se penchent sur une proposition émanant d’un membre influent de la CAF. Cette personne que l’on n’a pas vu souvent avec un sifflet est Olivier Safari. Originaire du Nord – Kivu, il a fait pratiquement toute sa carrière avec un drapeau à damier, arpentant les lignes blanches en tant qu’arbitre assistant (RD Congo). En octobre dernier, il a remplacé, par un curieux hasard, le Béninois Hugues Alain Adjovi à la tête de la Commission d’arbitrage de la CAF.

Une promotion vertigineuse qu’il doit certainement à son compatriote, le Suisso–Congolais Veron Mosengo -Omba, l’actuel secrétaire général de l’instance continentale. Il est les yeux et les oreilles de Gianni Infantino au Caire. Ainsi, rien ne se fait au hasard de Zurich au Caire en passant par Rabat depuis la nouvelle politique de recrutement des cadres. Elle a débuté avec Ahmad Ahmad pour contrecarrer l’influence égyptienne sur le football africain, sauf qu’elle n’est pas appliquée à la FIFA. Pourtant, c’était l’une des revendications de la CAF de Tessema à Issa Hayatou.

Olivier Safari est un illustre inconnu qui manque d’expérience dans le domaine de la gestion des arbitres. Il n’a rien à voir avec ses prédécesseurs, le Somalien Farah Weheliye Addo, le Tunisien Tarek Bouchamaoui ou encore le Sénégalais Badara Mamaya Sène, qui ont servi dans la transparence l’arbitrage africain. Il est vrai qu’ils ont bénéficié d’une large autonomie durant une période où la politique du favoritisme et des passe-droits n’avaient aucune place dans notre continent. Il est vrai également que la CAF n’était pas vassalissée, comme elle l’est actuellement, par la FIFAcaf et le Maroc.

Ainsi, il a été mis au-devant la scène à la suite de la finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0). Et il a réagi aux incidents notamment « l’affaire des serviettes » qui a été exploitée comme du petit lait par les médias étrangers. Les stadiers s’étant emparés à deux reprises de la serviette du gardien sénégalais, Stanley Nwabali. Pour quelles raisons ? Diversion pour certains et sorcellerie pour d’autres. Qui va trancher ? Ce qui est certain, c’est que la triade est derrière.

Le président de la commission des arbitres de la CAF, dans un média étranger, a affirmé que « c’est un problème que l’organisateur doit prendre en considération dans les compétitions à venir. La serviette
n’est pas un équipement d’un joueur ou d’un gardien. Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, cela doit se faire de manière très sportive et avec davantage de fair-play. Dès lors qu’il commence à crier ou à influencer le jeu, je pense que cette serviette doit être tenue éloignée de l’aire de jeu. » Comprend qui voudra. Mais comment « l’organisateur va-t-il prendre en considération cette affaire ? »

Tous les doutes sont permis quand bien même la dérision serait de mise. Et si L’IFAB était interpellée pour étudier cette proposition ? Et si Olivier Safari est le dindon de la farce d’un projet pour mettre fin à la présence des pays anglo- saxons au sein de cette instance ?

-YANIS.B

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