
Le plus gros est derrière nous, mais le plus beau reste à venir en cette 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN- 2025). Huit sélections, les meilleures du continent en ce moment, restent en course pour le carré final. Des sélections dont les coaches ne dorment pas vraiment et ne s’arrêtent pratiquement pas de travailler, car dans un tournoi fermé, aussi intense et exigeant que la CAN, chaque minute compte. Les sélectionneurs, avec l’aide de leurs adjoints et membres des différents staffs, doivent veiller sur tout et tout le monde.
Si la récupération, l’un des éléments les plus importants, est confiée à des spécialistes (staff médical, kinés, préparateur physique, nutritionniste), le volet purement technique est l’apanage du coach et de son staff qui, dès la fin d’un match, plongent dans celui d’après. C’est le cas des huit sélectionneurs toujours en course, dont six sont africains, soit 75% de chances que l’équipe championne soit entraînée par un technicien issu du continent, en considérant que parmi les cinq, quatre sont carrément des coaches nationaux, où seul le Malien né en Côte d’Ivoire, Éric Chelle, à la tête des Super Eagles du Nigéria, ne l’est pas.
Dans ce gotha restreint, deux entraîneurs européens se sont glissés, le Croato-Suisse Vladimir Petkovic, le sélectionneur de l’Algérie, et le Belge Tom Sainfilt, le patron technique des Aigles du Mali. Seront-ils
capables d’emmener leurs équipes vers le sacre final, sachant que depuis trois éditions (2019, 2021 et 2023), la CAN est devenue une affaire africaine ?
En effet, depuis le dernier sacre du Cameroun en 2017 sous la conduite de l’autre Belge, Hugo Broos, le sélectionneur de l’Afrique du Sud, éliminée par ce même Cameroun aux huitièmes, trois entraîneurs nationaux sont montés sur le toit de l’Afrique : Djamel Belmadi en 2019 avec l’Algérie, Aliou Cissé en 2021 avec le Sénégal et Emerse Faé en 2023 avec la Côte d’Ivoire.
Ce dernier est toujours présent à la tête des Eléphants qui ambitionnent, ni plus ni moins, de garder leur trophée et où ils auront sur leur chemin l’Égypte de Hossam Hassan, un ancien international devenu entraîneur national. C’est aussi la lourde mission attribuée au Marocain Walid Regragui qui joue chez lui et qui affrontera en quart le Cameroun, conduit par un technicien national et artisan d’un prompt renouveau, David Pagou.
Quant au Sénégal de Pape Thiaw et le Nigéria d’Éric Chelle, ils seront les seuls à affronter des coaches européens avec la ferme intention de les mettre à la « porte » dès les quarts de finale, ce qui renforcera la tendance de ces dernières années, à savoir que : la CAN est une question panafricaine avec de moins en moins de places pour les « sorciers blancs ». Au mieux, ils seront quatre techniciens africains, voire trois, au pire deux où le ratio du potentiel vainqueur retombera à 50/50.
– MOHAMED MALIK






























