
Après avoir perdu d’entrée Jaouen Hadjam, face au Burkina Faso dans une action musclée où le latéral des Verts a eu une torsion à la cheville visible à l’image, c’est un autre joueur qui quitte le terrain en seconde mi-temps à l‘heure de jeu. Il s’agit de Samir Chergui, le latéral droit.
D’un seul coup, la sélection algérienne se retrouve presque sans ‘’ailes’’, d’autant que les informations émanant de l’infirmerie ne sont pas pour autant rassurantes pour l’instant. Ce qui repose de nouveau la problématique de la gestion des retours de blessure des joueurs, surtout lorsque les intérêts de la sélection et ceux du club peuvent s’entrechoquer.
Comme pour le cas de Pierre-Emerick Aubameyang, qui est derrière le bras de fer inattendu qui vient d’éclater entre la sélection du Gabon et l’Olympique de Marseille au sujet de l’utilisation du joueur durant la Coupe d’Afrique des nations.
En effet, entre les choix du sélectionneur Thierry Mouyouma qui comptait énormément sur son atout majeur (auteur d’un but face au Mozambique, 2 – 3), dimanche, à Agadir et les grosses inquiétudes de l’OM, le clash a vite pris le dessus à coups de déclarations fracassantes du coach gabonais et de communiqué, côté marseillais.
Considérant que la nation avait besoin de ses services, Aubameyang a été incorporé à la 33e minute lors du premier match contre le Cameroun (perdu 0 – 1) avant d’être titularisé lors du second face au Mozambique, suscitant la réaction des dirigeants olympiens, notamment le staff médical qui a estimé que le joueur de 36 ans devait respecter un protocole de réathlétisation où il n’était pas censé disputer le premier match.
Evidemment, on n’en est pas là avec le cas Samir Chergui, mais certains observateurs estiment déjà que Vladimir Petkovic aurait pris un gros risque de le titulariser dans un match comme celui du Burkina Faso où l’intensité physique et les duels musclés seront de mise. D’ailleurs, le joueur a dû quitter le terrain lorsqu’il a pris une béquille derrière la cuisse de la part d’un attaquant Burkinabé.
Par ailleurs, le rôle des staffs médicaux est important à ce niveau, à travers une étroite collaboration et coordination afin d’éviter des retours précipités, comme on le constate, par exemple, avec le cas Achraf Hakimi, le capitaine du Maroc où les deux staffs (techniques et médicaux) du Paris Saint-Germain et des Lions de l’Atlas échangent régulièrement pour faire bénéficier le joueur de la meilleure prise en charge possible et lui permettre une reprise au bon timing.
Il faut rappeler que, depuis longtemps, la Coupe d’Afrique des nations a été souvent le théâtre de conflits et de polémiques entre les sélections et les clubs, notamment européens, sans oublier le rôle des joueurs eux-mêmes, partagés entre leurs engagements professionnels avec leurs clubs-employeurs et la motivation qu’ils ont à vouloir défendre les couleurs du pays.
MOHAMED MALIK






























