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CAN 2025

CAN : La pire copie proposée par les Verts

Le Nigeria s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations 2025 après sa victoire nette 2-0 contre l’Algérie en quart de finale, prenant ainsi une revanche après la défaite en demi-finales en 2019.

L’équipe nationale a connu une soirée cauchemardesque à Marrakech. Pour la première fois depuis le 23 janvier 2015 face au Ghana, les Verts n’ont pas réussi à cadrer une seule frappe lors d’un match de CAN. L’absence totale de créativité et d’efficacité offensive a mis en lumière toutes les lacunes d’un collectif qui, jusqu’alors, semblait solide. La maîtrise technique et la puissance physique des Nigérians ont rendu impossible toute tentative de domination pour l’Algérie. Défensivement, les hommes de Vladimir Petkovic ont été méconnaissables. Leur organisation, jusque-là solide, s’est effondrée dès l’ouverture du score. Le premier but nigérian, inscrit par Victor Osimhen à la 47e minute, illustre parfaitement les failles défensives. Rami Bensebaïni, censé assurer la couverture de l’attaquant nigérian, a reculé inexplicablement de deux pas au moment de l’arrivée du centre, laissant un espace suffisant pour que l’international nigérian place une tête imparable.

Aucun tir cadré

Ce geste reflète un problème récurrent de contrôle individuel dans la défense algérienne, un aspect fondamental des principes défensifs que l’équipe n’a pas respecté face à un adversaire rapide et précis. Pourtant, Bensebaïni avait montré quelques interventions salvatrices au cours de la rencontre, notamment un arrêt spectaculaire face à Calvin Bassey. Mais sa surveillance sur Osimhen a été déficiente, et ce dernier a su profiter de son habitude des courses sur le second poteau, déjà mise en évidence lors des matches précédents, notamment contre la Tunisie. L’absence de vigilance collective et de coordination a ainsi offert à Osimhen la possibilité de s’exprimer pleinement. Offensivement, l’Algérie n’a jamais trouvé de solutions. Les stars de l’équipe semblaient absentes et désordonnées. Seules deux occasions ont été créées par des défenseurs, Aïssa Mandi et Rafik Belghali, ce qui souligne l’incapacité du milieu et de l’attaque à générer du danger.

Une défense aux aboies

La stratégie de jouer sur les transitions rapides a été inefficace. Les passes étaient souvent mal ajustées, et aucune séquence de cinq passes consécutives n’a été réalisée au cours de la première période. L’absence d’un joueur rapide et capable de tirer de loin, comme Adel Boulbina, a cruellement manqué pour exploiter les rares espaces laissés par le Nigeria. Le facteur physique a également joué un rôle crucial.

L’Algérie, qui avait disputé 120 minutes lors de son huitième de finale contre la République démocratique du Congo, a accusé le coup face à des Nigérians reposés et plus frais. Les duels physiques ont été perdus à de nombreuses reprises, notamment par Calvin Bassey et Frank Onyeka, ce qui a limité toute capacité de récupération et de contre-attaque. La stratégie nigériane a été parfaitement adaptée. Malgré un dispositif en 4-3-1-2 sans ailiers traditionnels, les latéraux, Bright Osayi Samuel et Bruno Onyemaechi, ont fonctionné comme de faux ailiers, élargissant le jeu et multipliant les possibilités offensives.

Une attaque inoffensive

Bruno Onyemaechi a été particulièrement décisif, avec cinq passes clés, dont l’excellente offrande qui a mené à l’ouverture du score pour Osimhen. Ce dernier, en plus de son sens du placement, a été impliqué dans la construction du second but inscrit par Adams, démontrant son influence totale sur le jeu offensif nigérian. En résumé, l’Algérie a été dominée dans tous les compartiments du jeu. La défense a montré ses limites, le milieu n’a pas réussi à contrôler le tempo, et l’attaque a été inexistante. À l’inverse, le Nigeria a combiné organisation, puissance physique et précision technique pour s’imposer avec autorité, prouvant pourquoi il reste l’un des prétendants majeurs à la victoire finale. Cette défaite marque un échec retentissant pour les Verts, qui quittent la CAN 2025 avec de nombreuses interrogations sur leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes africaines dans les prochaines échéances.

– DJAMEL OUAGLAL

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