
L’arbitre algérien Mustapha Ghorbal est devenu, malgré lui, le symbole le plus marquant du climat de confusion qui entoure l’arbitrage lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025, actuellement disputée au Maroc et entrée dans sa phase décisive. Sa désignation successive pour trois rencontres différentes sur une période n’excédant pas vingt- quatre heures illustre un dysfonctionnement préoccupant, qui ternit l’image de la compétition continentale.
Depuis le coup d’envoi du tournoi, l’arbitrage fait l’objet de critiques récurrentes. Plusieurs décisions controversées ont alimenté la polémique, notamment lors des matches Mali-Tunisie en huitièmes de finale, ainsi que Algérie-RD Congo. Toutefois, à la veille des quarts de finale opposant le Mali au Sénégal et
le Cameroun au Maroc, la situation a pris une autre dimension. Cette fois-ci, ce ne sont pas les décisions sur le terrain qui ont fait débat, mais bien la gestion des désignations arbitrales.
Initialement, l’Égyptien Amin Omar devait diriger la rencontre Cameroun-Maroc, avec Mustapha Ghorbal affecté à l’assistance vidéo (VAR). Finalement, les deux arbitres ont été retirés et remplacés par le Mauritanien Dahane Beida, assisté du Gambien Daniel Laryea. Ce changement de dernière minute est intervenu à la suite d’une réclamation officielle de la Fédération royale marocaine de football, invoquant la sensibilité liée aux arbitres égyptiens, ainsi que le contexte de rivalité régionale avec l’Algérie.
La décision, validée tard dans la nuit, a provoqué la colère du président de la Fédération camerounaise, Samuel Eto’o, qui a vivement dénoncé cette gestion jugée improvisée. Dans ce climat tendu, le cas de Mustapha Ghorbal résume à lui seul l’ampleur du désordre. Initialement pressenti pour arbitrer Mali- Sénégal en tant qu’arbitre central, il a ensuite été désigné pour la VAR lors de Cameroun-Maroc, avant de se voir confier, au dernier moment, la direction du quart de finale entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire.
Un enchaînement qui s’apparente à un véritable marathon arbitral sur vingt-quatre heures, évité de justesse grâce à l’intervention de la fédération marocaine et à la mobilisation massive des supporters sur les réseaux sociaux. À noter que l’arbitre international originaire d’Oran avait déjà officié lors du choc Côte d’Ivoire-Cameroun (1-1) en phase de groupes, le 28 décembre.
– DJO.






























