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CAN : Et si l’on parlait de la Commission d’arbitrage de la CAF ?

AB. LAHOUARI

En attendant qu’un match de football soit dirigé, avec le temps, par un logiciel de l’Intelligence artificielle (IA), le flot d’articles incriminant l’arbitrage lors de laCANestsidérant. Chaquematchafait l’objet d’un mécontentement de l’une des deux équipes et naturellement les médias n’ont pas hésité à crucifier les détenteurs du pouvoir discrétionnaire sur le terrain. Un pouvoir qui leur est transmis par les lois qui réglementent le jeu et avant que la technologie ne s’en mêle pour l’associer avec la VAR.

Dans un communiqué, relayé par l’envoyé spécial de Botola à Rabat, «la Fédération algérienne de football (FAF) a décidé de saisir officiellement les instances du football, la CAF et la FIFA, au sujet de l’arbitrage du quart de finale de la CAN-2025 entre l’Algérie et le Nigeria. La rencontre était dirigée par l’arbitre sénégalais, Issa Sy, assisté à la VAR par le Gabonais Pierre Ghislain Atcho, une désignation qui avait déjà suscité des réserves du côté algérien…» . Soit !

Une plainte algérienne conforme aux règlements des deux institutions qui autorisent les fédérations nationales à les saisir en cas de besoin. Ce n’est donc pas la première fois que la FAF se trouvent confronter à des problèmes de truquages de match. Et, pourquoi le cacher, quelques énergumènes sont devenus de minables «spécialistes des coulisses de l’arbitrage» que ce soit en Algérie où à l’étranger. Il suffit de régaler et c’est royal…

Ces énergumènes ne se privent pas de vanter leurs «faits d’armes» sur les plateaux TV et d’avoir été des «envoyés spéciaux». Biensûr,ilsarriventégalement que des arbitres sont «repérés» et sont bannis. La liste est longue tels le Ghanéen Lamptey, interdit à vie par la FIFA pour manipulation du résultat d’un match de qualification à la Coupe du monde-2018 ou bien Ibrahim Chaibou (Niger), interdit à vie par la FIFA pour corruption liée à des matchs amicaux.

Cependant,tout est fait à la CAF pour brouiller les pistes afin que le véritable problème de cette corruption s’attache à la raison majeure de cette tâche noire qui ternit le jeu à onze. Or, les initiés savent depuis longtemps qu’il se situe au sein de la Commission de désignation de l’arbitrage. Celle-ci n’est pas dirigée par n’importe quel membre,et celui-ci dépend directement du président de la CAF. Et là, règne la loi de l’omerta.

Il y a quelques années, un journaliste algérien a été contacté par une de ses sources (un dirigeant d’une fédération africaine qu’il tenait en haute estime) pour accompagner le président de la Commission de la CAF de passage dans la capitale française pour l’achat d’un smarphone dernière génération. «Il s’agit d’un cadeau, lui dit-il, je te rembourserai». Ce qui fut fait sans aucune arrière-pensée.

Un mois plus tard, il s’est avéré que cet achat n’était ni plus ni moins qu’un pot-de- vin pour un match officiel de sa sélection avec un succès à la clef. La première rencontre avec la corruption pour un journaliste et la fin de toute naïveté. Mais il est conscient que si le salut de l’éthique est dans une commission indépendante, jamais les institutions qui régissent le football na lâcheront l’arbitrage. Tout leur pourvoir est là, à moins que le politique s’en mêle.

Au fait qui peut dire, quel poste occupe l’arbitre à la retraite Balakry Gassama ? Qui répond comprend !
– AB. LAHOUARI

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