CAN : Choc des titans à Marrakech
Les deux seules équipes à avoir réussi un sans-faute au premier tour se retrouveront, ce samedi, à Marrakech, dans un quart de finale qui sent déjà le soufre.
Indémodable classique du football continental, le Nigeria-Algérie d’après-demain mettra face-à-face les deux meilleures sélections d’une phase à six poules, durant laquelle elles auront été les seules à glaner neuf points avec trois succès de rang. Les Super Eagles, avec Eric Chelle aux commandes, ont, en effet, dominé leur groupe C avec des victoires aux dépens de la Tanzanie (2-1), de la Tunisie (3-2) et de l’Ouganda (3-1) au moment où les Verts de Vladimir Petkovic avaient survolé la poule E avec des succès mérités obtenus, respectivement, face au Soudan (3-0), au Burkina Faso (1-0) et à la Guinée-Équatoriale (3-1).
Seules équipes à faire le plein
Avec son attaque de feu, au front de laquelle brillent deux Ballons d’Or africains, à savoir Victor Osimhen et Ademola Lookman, le Nigéria avait fait parler la poudre à 7 reprises, avant un nouveau festival en huitième de finale où le Mozambique avait été piétiné à Fès (4-0). Une force de frappe étourdissante qui contraste, cependant, avec certaines largesses défensives que l’œil expert de Petkovic a certainement décelées. Car, sur les quatre rencontres disputées en terres marocaines, le gardien Nwabali est allé chercher le ballon au fond de ses filets à trois reprises, toutes au premier tour. Avec une moyenne d’un but encaissé par match, l’adversaire de l’EN ne se présentera, de fait, pas avec la plus hermétique défense du tournoi.
Des largesses défensives à exploiter
Loin s’en faut. Surtout s’il est pris en considération le fait que de modestes sélections comme la Tanzanie et l’Ouganda, éliminés dès la phase de poules, sont parvenues à tromper la vigilance du quatuor défensif Osayi-Samuel, Ajayi, Bassey et Onyemaechi. Et bien que le football n’a jamais été une science exacte et que la vérité du moment n’est pas celle forcément celle de demain, si des sélections qui n’ont même pas su passer le premier tour ont pu marquer au moins un but à ces Super Eagles, il parait évident que les Mahrez, Bounedjah, Amoura, Hadj Moussa, Boulbina et autres Maza et Chaïbi sauront, pour leur part, trouver le moyen de faire aussi bien, sinon mieux.
L’offensive, ADN en commun
D’autant plus que ce genre de rencontres face à de grosses cylindrées du circuit continental, joueuses et tournées vers l’offensive, semble convenir parfaitement à l’ADN des Verts, allergiques aux formations qui se recroquevillent sur elles-mêmes et favorisent l’anti-jeu. Ce remake de l’inoubliable demi-finale de l’été 2019 au Caire promet, de fait, du spectacle, de l’intensité, de l’engagement et du suspense, marque désormais déposée de cette EN cuvée 2026 qui devra, encore une fois, être au rendez-vous de l’Histoire et sortir le grand jeu pour gagner, à la sueur du front et la ferveur du front populaire, le droit de revenir à Rabat défier le vainqueur du choc entre le Maroc et le Cameroun. Mais cela, c’est une tout autre histoire.
-DJAMEL OUAGLAL





























