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CAN : Belmadi, Cissé, Faé et Thiaw, la mainmise africaine

LAFORDASSE

La tendance se confirme pour la quatrième édition consécutive de la Coupe d’Afrique des nations : la consécration est une affaire africaine. On l’a dit et on l’a écrit. Mais poussons l’analyse un peu plus loin : les quatre derniers champions d’Afrique, que son sont l’Algérie (2019), le Sénégal (2021 et 2025) et la Côte d’Ivoire (2023) ont été conduits non seulement par des coachs nationaux, mais surtout d’anciens internationaux.

Djamel Belmadi (49 ans), Aliou Cissé (49 ans), Emerse Faé (44 ans) et Pape Bouna Thiaw (41 ans), ont été tous des footballeurs et anciens joueurs internationaux. L’algérien champion d’Afrique en 2019 compte 20 sélections sous le maillot des Verts, son successeur sénégalais a porté 35 fois le maillot des Lions de la Teranga, alors que son compatriote Thiaw, sacré tout récemment, a mis 16 fois la tunique ; quant à l’Ivoirien Faé il détient le record parmi les quatre avec 44 capes.

Ces sélectionneurs couronnés ne sont pas les seuls dans le circuit puisque d’autres sont parvenus en demi-finales comme l’Egyptien Hossam Hassan et le Marocain Walid Regragui finaliste malheureux de la CAN-2025, tous deux ex-internationaux qui ont joué au plus haut niveau. Regragui a été finaliste en 2004 en tant que joueur, finale perdue face à la Tunisie (1 – 2) et Hossam Hassan auréolé à trois reprises sur le continent avec les Pharaons (1986, 1998 et 2006).

C’est dire le profil du sélectionneur de plus en plus recherché sur le continent confirmant l’impact des entraîneurs locaux qui, au départ, étaient au nombre de 15 sur les 24 engagés (62,5%) dont 11 ont franchi le premier tour, faisant monter le taux à 69% avant d’atteindre les 100% dans le carré final. Même à l’échelle mondiale, ce profil de jeune entraîneur, ancien international, diplômé et proche de ses joueurs est la tendance lourde incarnée par un

Luis Enriqué (55 ans), vainqueur de la Ligue des Champions et de la Coupe intercontinentale (2025) ou bien Lionel Scaloni champion du Monde en 2022 avec l’Argentine, eux aussi ex-internationaux. Ces données et statistiques signifient que les prochaines éditions seraient probablement dominées par des sélections emmenées par des managers africains, et de préférence d’anciens joueurs internationaux qui cumulent de l’expérience et du vécu, en plus de leurs compétences et de leurs connaissances des mentalités et de l’environnement immédiat de l’équipe nationale.

Dans un monde de plus en plus connecté, les jeunes entraîneurs (dans la tranche 40 – 55 ans) ont également cet avantage d’être plus près du fonctionnement et des ressentis de leurs joueurs, ce qui leur permet plus de maîtrise du groupe et un atout supplémentaire d’imposer le respect.

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