Depuis le temps qu’on lui prédisait un bel avenir en équipe nationale ! «Son» temps est finalement arrivé plutôt que prévu.
Pour sa deuxième sélection seulement chez les A, Adil Boulbina a unanimement donné raison à tous ceux qui voient en lui cet attaquant racé capable de réussir bien des prouesses au plus haut niveau. Lancé à la 113ème minute de jeu par Vladimir Petkovic en remplacement de Farès Chaïbi, l’ex-pépite du Paradou a rapidement passé un cap au niveau continental en signant une fulgurance qui fera date dans les annales du football national.
Son petit chef-d’oeuvre à la 119’ de ce huitième de finale presque fermé entre les Verts et le Congo a, ainsi, fait basculer le destin de l’Algérie dans cette CAN, lui assurant une place de choix parmi le grand huit du continent. Fracassée d’une frappe surpuissante sous la barre de l’infortuné Mpasi, la porte des quarts de finale s’est, en effet, ouverte à la bande à Vlado alors que l’on se dirigeait inéluctablement vers une série de tirs au but qui aurait pu tourner à la catastrophe industrielle.
2ème cape, 1re fulgurance
Or, grâce à l’audace et au talent du sociétaire d’Al Duhail, l’aventure continue au Maroc et le rêve est, désormais, plus que jamais permis. Pourtant, on aurait pu facilement croire que le longiligne attaquant de 22 ans n’avait pas spécialement convaincu le staff technique en 12 minutes de présence sur le terrain face au Soudan. Surtout que, sans l’expliquer ni argumenter à ce sujet, Petkovic l’avait laissé sur le flanc lors du deuxième match de poule face au Burkina Faso tout comme il ne l’avait pas inclu parmi le groupe de réservistes qui s’est amusé de la Guinée Équatoriale lors d’un troisième rendez-vous qui ne comptait pour presque rien.
Ce famélique temps de jeu en phase de groupe aurait, d’ailleurs, pu avoir raison de la détermination ou du moral du «petit», mais c’était mal connaître son état d’esprit et son ambition de démontrer, chaque jour, que sa réputation n’est nullement usurpée, encore moins surfaite.
Nouvel atout de l’arsenal des Verts
Lancé entre les lignes par l’autre rentrant Ramiz Zerrouki, le natif d’El Milia a alors fait parler la poudre hier sur l’herbe du stade Prince Moulay El-Hassan au moment où les muscles des autres commençaient à se contracter et les têtes à songer à ce qui pourrait se passer en mode roulette russe, si propre au toujours indécise séance de tirs au but. Héros du soir et nouvelle icône de toute une nation, Adil Boulbina fait désormais partie intégrante de cette nouvelle vague d’attaquants DZ sur lesquels reposent bien des espoirs de (re)conquêtes et autant de rêves de grandeur.
-DJAMEL OUAGLAL





























