Avec deux fenêtres internationales seulement comme étapes de la préparation pour la Coupe du monde en parallèle à son goût peu prononcé pour le changement, Vladimir Petkovic ne devrait trop modifier sa liste de la CAN en perspective du grand show estival en Amérique.
En attendant, toujours, une éventuelle prise de parole de sa part pour établir un premier bilan de la participation algérienne à la récente Coupe d’Afrique des Nations et ce qu’il en a retenu comme enseignements majeurs, Vladimir Petkovic a déjà vu un de « ses » éléments présents au Maroc libérer une place au sein du groupe et s’auto-éliminer d’une possible présence aux USA en été.
À l’annonce de la retraite internationale du gardien de but, Oussama Benbot s’est, aussi, ajouté avant-hier la méchante blessure du piston droit Youcef Atal, ce qui donne, avant même que l’hiver ne se consume à moitié, une short-list de deux forfaits confirmés parmi « ceux » qui avaient fait le déplacement à Rabat. Le retour à la compétition d’Alexis Guendouz avec le Mouloudia d’Alger devrait, néanmoins, rapidement fermer la porte à toute tentative d’ébauche à ce propos étant donné qu’avec Luca Zidane et Anthony Mandréa, le trio sera recomposé dès la fin mars par le sélectionneur national pour les besoins des deux tests amicaux de mars, programmés à la faveur de la fenêtre internationale.
Les mêmes aux USA qu’à la CAN ?
Pour remplacer un Atal qu’on annonce indisponible pour plusieurs mois, le patron technique des Verts ne devrait, en revanche, pas aller chercher bien loin puisqu’ayant déjà fait appel à Samir Chergui (FC Paris/ France), Rafik Belghali (Hellas Vérone/ Italie) et Mehdi Dorval (SSC Bari/ Italie) pour la CAN. Avec la présence de trois arrières-latéraux droits sous la main, on verrait mal comment un quatrième élément pourrait être convoqué quand bien même Kévin Guitoun réussit de très belles choses cette saison au Sporting Charleroi.
Visiblement très satisfait du « comportement » du groupe qu’il a façonné au Maroc et n’ayant jamais remis en cause le rendement d’un élément précis, Vladimir Petkovic donne, ainsi, l’impression de vouloir continuer à avancer avec les mêmes certitudes et les mêmes habitudes, quitte à « refroidir » toute émulation ou envie de concurrence. Ce modus operandi rend, de fait, presque « perdu d’avance » tout pari d’une détection d’un nouveau talent capable de bousculer la hiérarchie ou d’un retour en force qui amorce un come-back, tant les places semblent réservées d’avance et les idées de renouveau figées à l’heure de la CAN.
Dans l’attente d’un mea-culpa
Hormis les aléas du terrain sous la forme d’une blessure grave ou d’une suspension longue durée pour un fait grave, c’est pratiquement la liste annoncée en préambule du tournoi continental qui sera réactualisée en vue du Mondial, à défaut d’être modifiée et renforcée. Si propre à la « méthode Patkovic », le management sur la base de la légitimité historique aux dépens de la méritocratie, du moment que beaucoup de voix ont dénoncé avant, pendant et après la CAN, devrait, en somme, « accompagner » les Verts d’ici l’été, à travers notamment les quatre rendez-vous programmés et consacrer une certaine idée de l’immobilisme.
À moins que l’ancien Mister de la Nati ne se décide à aller, enfin, au fond des choses, faire son mea-culpa après le non-match en quarts de finale face au Nigéria et chercher vraiment à présenter la meilleure formule possible de l’énorme et hétéroclite potentiel des Verts dont il dispose, sans complaisance, ni affinité particulière.
-RACHID BELARBI




























