Après avoir réussi son entrée dans cette CAN-2025 à la faveur d’un joli succès aux dépens du Soudan, la sélection nationale tentera de certifier dès ce soir sa montée en puissance.
Cela va devoir passer par une victoire face au Burkina Faso qui lui assurera d’ores et déjà une présence au prochain tour. Pas encore le temps de sortir la calculette, mais l’addition est simple : gagner ce soir face aux Etalons ouvrira avant terme la porte des huitièmes aux Verts, quel que soit le résultat de leur troisième et dernier match de poule face à la Guinée Équatoriale. Une vérité que connaît par cœur le sélectionneur national Vladimir Petkovic, qui compte à son actif trois qualifications de rang aux huitièmes de finale d’un tournoi majeur (Coupe du monde -2018, EUROS 2016 et 2021) sur le banc helvète. Raison pour laquelle son discours à la veille de ce choc frontal avec l’autre équipe de ce groupe E qui a gagné son premier match a été aussi simpliste que parfaitement fluide.
Les dernières retouches
À l’approche de la confrontation face au Burkina Faso, programmée demain pour le compte de la deuxième journée du groupe E de la CAN-2025, Vladimir Petkovic semble prêt à apporter des retouches à son onze de départ. Sans remettre en cause la victoire convaincante obtenue lors de l’entrée en lice contre le Soudan (3-0), le sélectionneur national a profité des dernières séances d’entraînement pour analyser en profondeur le rendement de son groupe et identifier les axes d’amélioration. Le succès inaugural, bien que net au tableau d’affichage, n’a pas totalement dissipé les réserves du technicien suisse. Petkovic a notamment relevé certaines insuffisances dans le jeu, en particulier durant la première période, malgré l’ouverture du score précoce signée Riyad Mahrez dès la 2e minute.
Faire face à la virilité des Burkinabè
Si l’engagement et la générosité de plusieurs joueurs n’ont pas été remis en question, le staff estime que le niveau affiché par certains éléments reste perfectible. Cette exigence traduit la volonté du sélectionneur d’élever le curseur face à un adversaire d’un tout autre calibre. Le profil du Burkina Faso pousse également Petkovic à réfléchir à des ajustements ciblés. Les Étalons se distinguent par leur puissance physique, leur intensité dans les duels et leur efficacité dans le jeu aérien. La présence d’un défenseur comme Edmond Tapsoba, culminant à 1,92 m et buteur décisif lors de la victoire face à la Guinée Equatoriale dans le temps additionnel, illustre parfaitement la force et la résilience de cette sélection.
Rester vigilant
Ce but tardif, intervenu après une égalisation adverse, a mis en lumière la solidité mentale et la capacité des Burkinabè à rester dangereux jusqu’au coup de sifflet final. Conscient de ces paramètres, le sélectionneur algérien envisage non seulement des changements d’hommes, mais aussi une possible adaptation du dispositif tactique. L’objectif est de préserver l’équilibre entre rigueur défensive et efficacité offensive, tout en limitant l’impact physique de l’adversaire. La gestion des transitions, la maîtrise du milieu de terrain et la vigilance sur coups de pied arrêtés figurent parmi les points clés sur lesquels le staff a insisté durant la préparation. Sur le plan extra-sportif, l’atmosphère au sein du groupe semble désormais apaisée. L’incident impliquant Baghdad Bounedjah à l’issue du match face au Soudan appartient au passé.
Belle ambiance avant le match
L’attaquant a rapidement reconnu son erreur et présenté ses excuses au staff technique ainsi qu’au président de la FAF, Walid Sadi. Cette mise au point a permis de rétablir la sérénité et de renforcer l’unité d’un groupe qui affiche une réelle complicité lors des entraînements. À la veille de ce rendez-vous décisif, l’Algérie aborde donc ce choc avec sérieux et lucidité. Une victoire permettrait aux Verts de valider leur qualification pour les huitièmes de finale et de prendre une option sérieuse pour la première place du groupe. Entre ajustements tactiques, choix forts et gestion de la dynamique collective, Petkovic prépare minutieusement un duel où la moindre erreur pourrait se payer cash. Face à un Burkina Faso discipliné et ambitieux, les Verts savent que seule une prestation aboutie leur permettra de confirmer leur statut et d’envoyer un message fort à l’ensemble du continent.
-DJAMEL OUAGLAL






























