L’Algérie a obtenu son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 après un succès arraché (1-0) face à la RD Congo, au terme d’une rencontre intense et disputée qui s’est décidée en prolongations.
Dès le coup d’envoi, le rythme de la partie s’est montré haché, marqué par un engagement physique important et une prudence mutuelle des deux côtés. La première période a été globalement dominée par les Verts, qui ont contrôlé la possession du ballon et tenté de développer leur jeu, notamment grâce à l’activité incessante de Riyad Mahrez. Le capitaine algérien a multiplié les courses en profondeur et les initiatives individuelles, cherchant à faire la différence dans les trente derniers mètres, mais ses efforts se sont heurtés à un bloc congolais très organisé et attentif.
Les occasions franches ont été rares durant ces 45 premières minutes. Les Algériens ont su créer quelques séquences intéressantes, comme un ballon bien placé par Boudaoui qui a mis la défense congolaise en difficulté, suivi d’une frappe à l’entrée de la surface qui n’a malheureusement pas trouvé le cadre. La RD Congo, volontaire et parfois rugueuse dans les duels, a opté pour des contre-attaques et des coups de pied arrêtés.
Frayeurs congolaises
Dès la 21e minute, Mbemba a failli surprendre son propre camp sur une sortie manquée, avant que Bakambu ne se retrouve en situation idéale à la 25e, mais sa frappe croisée, bien qu’engagée, a été déviée en corner. Le coup de pied de coin suivant a également failli coûter cher aux Algériens : Sadiki s’est élevé plus haut que son vis-à-vis et a placé une tête qui est passée de très peu à côté du montant de Zidane (26’). Le score est resté vierge à la pause, traduisant une première période équilibrée mais sans grande intensité offensive. La deuxième période a commencé sur un ton plus inquiétant pour les Verts. Ismaël Bennacer, jusque-là performant, a été contraint de quitter le terrain sur blessure au genou, remplacé par Abdelli. Malgré cette perte, l’Algérie a continué à dicter le jeu et à monopoliser le ballon.
Domination sans but
Cependant, la production offensive est restée limitée : Chaïbi a tenté une tête sans danger pour le gardien Mpasi, tandis que les Congolais ont failli profiter d’un corner, mais la frappe de Mbemba au deuxième poteau a été repoussée par Boudaoui. Bongonda, côté droit, a été l’une des rares menaces de la RDC, mais la défense algérienne a su neutraliser sa percée. Dans l’ensemble, la seconde période régulière est restée tendue et hachée, avec peu d’occasions nettes et un score toujours vierge à l’issue des 90 minutes, conduisant les équipes à une prolongation. La première prolongation n’a pas modifié le scénario : les Algériens ont maintenu leur domination territoriale mais se sont heurtés à une défense congolaise solide et disciplinée. Les Verts ont multiplié les tentatives, Chaïbi puis Bounedjah ont manqué deux occasions nettes, frustrant joueurs et supporters.
Une frappe salvatrice
Mais la persévérance a fini par payer. Sur un ballon récupéré par Zerrouki dans une zone avancée, ce dernier a parfaitement décalé Boulbina, qui n’a pas tremblé. Le puissant tir du milieu algérien a trouvé la lucarne, déclenchant la délivrance côté algérien à la 119e minute. Cette frappe salvatrice a scellé la victoire de l’Algérie et son passage en quart de finale, après un match marqué par une forte intensité, une gestion tactique solide et un mental à toute épreuve. Les Verts, malgré la prudence initiale et les quelques frayeurs face à la RD Congo, ont démontré une capacité à persévérer et à trouver la solution dans les moments les plus critiques. La qualification, acquise dans la douleur, souligne à la fois la solidité collective de l’équipe et la détermination de ses cadres à porter le groupe vers les prochaines étapes de la compétition.
-DJAMEL OUAGLAL





























