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ALG : Réactions primaires et une instabilité chronique !

LAFORDASSE

L’élimination de notre sélection nationale U-17, de surcroît sévère face au désormais rival marocain, a engendré une avalanche de réactions tous azimuts, pour la plupart primaires, où la vendetta l’emporte sur l’ana- lyse objective et le règlement de compte au bon sens. Au lendemain de la défaite, somme toute logique, d’une sélection arrivée à sa propre CAN avec un déficit flagrant de préparation, des médias de la place et des « influenceurs », en mal de reconnaissance au niveau des réseaux sociaux, se sont focalisés sur le limogeage ou non du sélectionneur national, Arezki Remmane.

Comme ce fut le cas avec l’éternel aboyeur de Doha qui s’est épanché dans un « bilan macabre » qu’il attribua à la seule Fédé- ration dont le président n’a même pas bouclé une année d’un mandat pris en cours puisqu’entamé par un certain Amara Charaf-Eddine dont le passage a été catastrophique. « Maman m’a dit de ne pas critiquer Bouteflika» continue de faire dans l’agitation populiste pour des clics argentés. Or, s’il croit faire oublier son propre bilan alors qu’il était salarié à la FAF, au service de son mentor de Djeddah durant presque deux décennies, il se trompe lourdement.

L’Histoire ne s’oublie pas. L’opinion sportive n’est pas dupe, quand bien même il bénéficierait, grâce à quelques complicités, d’un statut de VIP. Elle n’oublie point son rôle néfaste dans ce qui a été le désert et la désillusion pour le football des jeunes, pour les sélections des jeunes catégories, pour le football amateur et pour la direction technique nationale. Il a même tenté une jonction avec Amara Charaf-Eddine, à Dely Brahim. Son combat étant le même. Ils ont décapité non seulement la direction technique nationale de ses deux principaux responsables, mais ils ont installé un intérimaire qui a brassé du vent des mois durant.

Pis encore, lorsque le sélectionneur national des U-17 lui a remis le programme de préparation, le 6 septembre 2022, il n’a fait part de ce programme qu’en décembre, à la veille de la désignation du nouveau DTN, Mustapha Biskri. Résultat des courses : Remmane a raté trois mois de préparation et surtout de confrontations avec des nations de qualité pour affûter ses armes dans la perspective de la CAN en Algérie. Sa sélection s’est contentée de peccadilles. En revanche, le Maroc, défait en finales de l’Arab Cup, enchaînait les tournois (UNAF à Alger qualificatif pour la CAN, amicaux et matchs de préparation dépassant la quinzaine), et pourtant quelques lanceurs d’alerte avaient activé la sonnette d’alarme.

Dans ce contexte, comment peut-on conclure alors qu’en l’espace de trois ans, on a assisté à trois rectifications ministérielles (Khaldi, Sebgag et Hammad), trois présidents de la FAF (Zetchi, le seul qui ait terminé son mandat, Amara et Zefizef) et trois DTN (Ameur, Korichi et Biskri) ?

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