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ALG : Ligue 1, le football laissera le temps au temps

MALIK MOHAMED

Quel supplice ! Comme ce  fut le cas en suivant le match MC Oran – Olympique Akbou, comptant pour la 17e journée du championnat de Ligue 1 professionnelle que la Ligue de football professionnel (LFP) ne cesse de louer à chaque fois qu’elle en a l’occasion, le décor est déjà celui d’une autre ère : le vieux stade Ahmed-Zabana d’Oran, sans sièges dans des tribunes vides à cause d’un énième huis-clos. Un revêtement synthétique, qui date, rafistolé du côté du gardien de but, rempli de grains de cette gomme en caoutchouc – souvent de vieux pneus recyclés et déconseillés par plusieurs études pour leur effet cancérigène – qui collent aux différentes parties du corps des joueurs. Surtout lorsque ces mêmes joueurs passent plus leur temps à terre que de courir et faire le jeu. Et en parlant de jeu, il faudra repasser un autre jour, car il n’y avait rien à se mettre sous les yeux.

D’une faiblesse criante, le spectacle donne plus envie de roupiller sous une couette que de s’extasier aux prouesses techniques et/ou au débat tactique. En plus de rouler par terre, les joueurs passent souvent à palabrer avec l’arbitre, entre eux avec le banc de touche, quand ils n’exigent pas le recours à la VAR en gesticulant des mains et des bras, avant d’apprendre que cet outil tant annoncé avec fanfaronnades est tout simplement absent pour ce match ! Les gens des médias présents, pour la couverture de cette piètre représentation, ne cessent de regarder leur montre, car la corvée à laquelle ils sont soumis mérite une prime de pénibilité. Ceux en face de leur écran télé, quant à eux, doivent patienter également et supporter la qualité de retransmission qui rappelle l’époque de la RTA.

Ne parlons pas du pauvre commentateur qui, seul aux commandes sans la présence d’un consultant pour le soulager, se démène comme il peut pour chercher ses mots et un vocabulaire afin d’enjoliver une partie de pousse-ballon que Mohamed Amine Mesloug, le patron fantomatique de la Ligue, veut faire passer pour un produit vendable. Pour qui et comment ? De grands championnats à travers le monde ont du mal à trouver preneurs par les temps de crise actuels et autre révolution numérique, alors que les dirigeants du football algériens parlent de ce projet de commercialisation. Soyons réalistes, s’il n’y avait l’apport du partenaire historique, l’EPTV, et le sponsor majeur également étatique, Mobilis, plusieurs rencontres du championnat national ne trouveront jamais preneurs car considérées hors standards.

Le secteur des Sports, celui des collectivités locales, la fédération et la Ligue ont encore du boulot à faire et
un retard à rattraper pour espérer un jour vendre au plus offrant notre «beau football». Mais pour le moment, le football laissera le temps au temps.

– MALIK MOHAMED

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