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ALG : Le je, le jeu et l’enjeu

LAFORDASSE

Ça y est, ils l’ont fait ! Les postulants à la candidature, les prétendants à la prési- dence de la Fédération algérienne de foot- ball, pour poursuivre le mandat catastro- phique entamé par Amara Charaf-Eddine en avril 2021, sont connus. Ils sont fina- lement deux à se jeter dans l’arène, l’un, Djahid Zefizef, plutôt dans les starting- blocks depuis un moment, se murant dans un silence qui en dit long sur ses intentions et surtout celles de… ceux qui l’ont sollicité pour occuper ce poste, ô combien sensible et important pour le football algérien ; l’autre, est Abdelhakim Serrar, dit Hakoum pour les intimes. Un candidat mi-attendu, mi-poussé, mais surtout soutenu par celui qui, durant des jours et des semaines, a tenté de miroiter sa candidature à travers ses relais et sbires, mais qui in fine, a cédé car le «Je», ne fonctionnait plus.

Annoncé comme le messie par une armée de druides au verbe acerbe et à la conviction douteuse, l’ancien pensionnaire de Dely Ibrahim, Mohamed Raouraoua, n’a finalement pas déposé sa «fameuse can- didature» ! Les plus avertis et les initiés le savaient. Les incrédules, eux, ont été bernés pendant un moment par une cam- pagne d’intox sans précédent. «Je» était là, sans être vu. Il ne parlait jamais, mais les autres parlaient à sa place. Le jour de l’assemblée générale ordinaire qui a acté la fin de règne d’Amara, Raouraoua, qui n’a voté ni oui, ni non. Il s’est abstenu mais il n’a cessé de distribuer les sourires et les salamalecs, sans en dire long sur ce qu’il tramait. En tous les cas ses alliés, notam- ment ceux venus spécialement en mission, comme notre «ami» de Doha, rendu célèbre par le fameux «maman m’a dit» n’ont cessé d’annoncer le grand retour de celui qui a mené le football national vers l’abîme après 16 ans de règne sans partage – y compris la parenthèse Hamid Haddadj -.

Et qu’on ne vienne pas nous raconter les histoires des qualifications aux Coupes du monde de 2010 et 2014, car celles-ci risquent de bégayer. Au final, point de romantisme, ni de nostalgie. Place au jeu, puisque le fuyard de Franceville et sa cour, convaincus qu’ils n’ont plus la main ni le soutien «d’en haut», comme avant, sont passés au jeu. Chercher un candidat sérieux et potentiellement capable d’empêcher l’avancée de Zefizef, l’ami d’avant, devenu l’ennemi juré d’aujourd’hui. Incroyable ! Dragué d’abord, puis sollicité pour une liste commune, le commis des pouvoirs publics et patron du groupe industriel des capitaux marchands de l’Etat Agrolog, n’a pas cédé aux sirènes des coalitions aux lendemains désen- chantés. Fou furieux de cet affront fait à «l’empereur», sort de son chapeau de prestidigitateur, une autre carte, celle de Hakoum le soudain bien-aimé !

Les deux hommes, Djahid et Hakoum, ont fini même par poser pour la postérité, mais derrière le rideau, les manigances et le jeu de coulisses ont déjà commencé. Le but : faire invalider coûte que coûte la candidature de Zefizef, celui que l’ont dit qu’il a le soutien de l’Etat et d’un certain… Djamel Belmadi. D’ailleurs, quelques snipers n’ont pas hésité à dégainer et à accuser le coach, dont la popularité a été testée lors de sa sortie à l’ouest du pays (Oran et Sig à l’occasion des JM 2022), d’avoir barré la route au retour du fuyard. Et que même le tremblement de terre – le vrai – qui a secoué El-Bahia, il y a deux jours, c’est coach Belmadi qui est derrière, nous dit-on (sic)

Bref, à quelques jours de l’élection du 7 juillet, restera l’enjeu. Ainsi, la Commission électorale, présidée par le chevronné Ali Malek, planche sur les dossiers des deux candidats, les membres de leurs Bureaux fédéraux et leurs suppléants respectifs. L’enjeu c’est aussi, et surtout, les pro- grammes des deux candidats, car c’est ça aussi le plus important. Et à ce jeu, compte tenu de l’enjeu, Hakoum arrive les mains vides, avec la taille comme on dit, contrai- rement à son concurrent qui a travaillé durant de longues semaines pour préparer une feuille de route crédible, réaliste et opérationnelle à mettre en œuvre dès son élection. Ce détail, qui est loin d’en être un, renseigne sur les intentions des uns et des autres, ceux qui veulent récupérer un trône perdu, et d’autres voués à accomplir une mission d’utilité publique pour le bien et le bien-être de notre football.

LA FORDASSE

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