ALG : En reconstruction depuis deux ans !

Le bureau fédéral, de la Fédération algérienne de football, réuni le jeudi 22 janvier 2026, a abordé plusieurs sujets lors de son rendez-vous mensuel statutaire.
Parmi ces sujets, celui relatif à la sélection nationale A et sa participation à la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) – 2025 où le bureau fédéral, à travers un communiqué, s’est dit avoir «analysé la performance des Verts lors de ce rendez-vous dans le but d’en tirer les enseignements nécessaires et de renforcer l’équipe afin de la rendre encore plus performante et compétitive pour les prochaines échéances».
Puis de poursuivre pour apporter une appréciation en estimant que «la participation de notre équipe nationale à cette CAN est jugée globalement positive, avec une qualification jusqu’aux quarts de finale». Jusqu’ici, l’approche est logique si l’on considère que lors des deux précédentes éditions, la sélection n’avait pas dépassé le cap du 1er tour, même si cette analyse n’est pas partagée par tous les observateurs et les fans des Verts qui auraient aimé que l’équipe aille encore plus loin. Certains ont même cru, dur comme fer, à un sacre, comme en 2019.
Il n’y a que 9 nouveaux joueurs
Mais là où des questionnements deviennent légitimes et factuels, c’est lorsque le bureau fédéral affirme «que la sélection est engagée dans une phase de renouvellement, avec plus de la moitié de son effectif reconstruite». Or, si on analyse attentivement la liste des joueurs retenus par le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, pour la CAN-2025, on s’aperçoit que sur les 28, 16 (60%) étaient déjà là en 2024 lors de la CAN-2023 en Côte d’Ivoire. Si l’on rajoute Adam Zorgane et Jaouen Hadjam, qui faisaient partie également de l’effectif hérité de l’ex-sélectionneur national, ils ne sont finalement que 9 nouveau joueurs retenus pour cette joute continentale. Il s’agit bien évidemment des Rafik Belghali, Samir Chergui, Mehdi Dorval, Ilan Kebal, Anis Hadj Moussa, Ibrahim Maza, Adil Boulbina, Redouane Berkane et Moncef Bakrar, soit (32%) de l’effectif, ce qui ne reflète pas la moitié de l’effectif avancée par le bureau fédéral.
Avec un faible temps de jeu
Et encore, si on prend en considération le nombre de minutes disputées par ces joueurs, on est loin de la reconstruction tant vantée, seuls Ibrahim Maza, Rafik Belghali et un degré moindre Anis Hadj Moussa qui comptabilisent un volume plus ou moins appréciable. Quant à dire que l’équipe nationale fait partie du top 5 africain, le BF a omis de préciser qu’avant la CAN, l’Algérie était 3e et qu’après cette compétition elle a perdu une place, en occupant la 4e place au niveau continental.
Les Verts se projettent désormais sur leur prochaine échéance qu’est la Coupe du Monde 2026, nécessitant la mobilisation et le soutien de l’ensemble des acteurs du football et des médias, ce qui est naturellement logique. Cependant, la vérité du terrain ne peut être occultée et dire que la sélection est en reconstruction depuis deux années avant que ce leurre ne soit débusqué à travers cette édifiante défaite face au Nigeria (malgré l’arbitrage), ne sont pas les bonnes formules pour cacher l’absence de progression de cette même équipe et convaincre les plus fidèles de ses supporters.
-MOHAMED MALIK




























