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ALG : Badliss et le foot dans le calice

Lafordasse

Rien ne va plus au niveau de la Fédération algérienne de football. En plus de la déconvenue de la sélection nationale lors de la CAN 2021 au Cameroun, la crise de trésorerie étouffe de plus en plus l’instance fédérale, où les prestataires et les fournisseurs ont, pour la plupart, perdu patience de recouvrer leur dû, poussant une bonne partie d’entre eux à recourir à la justice. Certains personnels ont vu leurs salaires non honorés durant le mois de janvier de la nouvelle année faute de renouvellement de contrat au-delà du 31 décembre 2021. C’est ainsi que des sélectionneurs de jeunes catégories et autres membres de différents staffs, se sont retrouvés sans leur paye, ce qui a fait accentuer la grogne. Une grogne qui s’est emparée également de la DTN qui navigue à vue alors que plusieurs échéances avancent à grands pas et que rien ne s’est fait pour arranger les choses.

L’heure est grave, nous dit-on. Le président est sous pression et il sait qu’il joue la montre car il se chuchote dans le microcosme algérois que si, par malheur, les Verts ne parviennent pas à décrocher leur ticket pour le Mondial au Qatar, personne ne survivra à cette … catastrophe ! Et encore moins le président qui, ou bout d’à peine une année de mandat, il aura deux gros échecs sur les bras : celui de la CAN et bien évidemment celui du Mondial. Croisons les doigts et prions les cieux pour que l’Algérie du football ne vive pas ce scénario. D’autant qu’aucun autre point des onze inscrits au programme du président n’a vu la moindre avancée. D’ailleurs, Charaf-eddine était convoqué au ministère de la jeunesse et des sports au sujet du fameux dossier des statuts de la FAF qui traine en longueur et en largeur depuis son élection en avril 2021, alors qu’il avait promis que tout sera ficelé en juin !

Devant ces dossiers qui s’amoncèlent, en quoi les membres du BF passent-ils leur temps ? Eh bien, en plus d’une course honteuse et effrénée pour les privilèges (véhicules de service, voyages, exposition médiatique, …), ils se chamaillent pour des futilités ou bien coupent les têtes de ceux qui, à leurs yeux, ne sont pas dans leurs bonnes grâces. Après le secrétaire général de la FAF et le manager général de la sélection, c’est au tour cette fois-ci de la directrice des finances, Mme Badliss d’être dans le collimateur. Cette dernière a fait l’objet d’une levée de bouclier de la part des membres du BF lors de leur dernière réunion mensuelle. Le ton est monté au point où le président Charaf-eddine a quitté la table ! Une première dans les annales de la FAF, lui qui s’est farouchement opposé au départ de cette dame qui, apparemment, dérange.

Qui et pourquoi ? Aucun des membres interrogés à ce propos n’a daigné en donner les véritables raisons et explications, même si l’on murmure que la Direction des Finances bloque tout et ne coopère pas, notamment avec Rachid Oukali, membre du BF et président de la commission finances. L’autre interrogation : comment peut-on débarquer une DFC au moment où cette structure est en plein préparation du bilan de clôture de l’exercice 2021 ? Que cherche-t-on à obtenir avec de telles pratiques irraisonnables ? C’est cette image déraisonnable que dégage la FAF, au moment où le foot local vit une crise sans précédent, entre clubs endettés, un avenir incertain et un BF en décomposition.

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