
Les signaux d’alerte se multiplient autour de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2027), dont la tenue dans les pays coorganisateurs suscite désormais de sérieuses interrogations au sein de la Confédération africaine de football. Les premières évaluations réalisées en février dernier au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie ont mis en évidence un retard significatif dans la mise en conformité des infrastructures. Les rapports des commissions d’inspection font état de manquements importants, notamment en matière de sécurité, d’organisation des flux de spectateurs et d’aménagement des espaces dédiés aux joueurs, aux officiels ainsi qu’aux représentants des médias. À ce stade, aucun des stades proposés au Kenya et en Ouganda ne répond entièrement aux critères de la catégorie 4 exigée pour les compétitions internationales, ce qui constitue un obstacle majeur à la validation du projet.
Face à cette situation, la CAF a choisi de temporiser en accordant un délai supplémentaire aux pays concernés. Une nouvelle mission d’inspection est programmée au mois d’août afin d’évaluer les progrès réalisés, que ce soit au niveau des stades, des infrastructures hôtelières ou encore des terrains d’entraînement. Cette étape sera déterminante, puisque la décision finale concernant le maintien de la CAN-2027 à sa période initiale (juin-juillet) devra être entérinée au plus tard en décembre 2026.
Au Kenya, les chantiers de modernisation accusent un retard préoccupant. Les stades de Nyayo et de Kasarani poursuivent leur exploitation pour des compétitions locales, malgré des projets de rénovation annoncés depuis plusieurs mois. Les délais initiaux ne sont pas respectés, avec un écart estimé à plus de six mois, ce qui complique davantage le respect des engagements pris auprès de l’instance africaine.
En Ouganda, les difficultés sont également notables. Le stade de Hoima, pourtant récemment construit, nécessite encore plusieurs ajustements pour être conforme aux standards attendus. Les inspections ont relevé des insuffisances dans la séparation des publics, la gestion des zones mixtes, ainsi que dans la conception des vestiaires et l’agencement des tribunes, qui affecte la visibilité des spectateurs. Le stade Mandela de Kampala, bien qu’opérationnel, requiert lui aussi une modernisation en profondeur, avec un projet incluant des modifications structurelles majeures, dont certaines accusent un retard par rapport aux délais fixés.
Au-delà des enceintes principales, les infrastructures annexes demeurent un point sensible. Les terrains d’entraînement, répartis entre Kampala, Nairobi et Hoima, présentent des niveaux de préparation inégaux et ne répondent pas toujours aux exigences techniques de la CAF. Dans ce contexte, la prochaine évaluation prévue en août s’annonce cruciale. Elle permettra de mesurer concrètement l’avancement des travaux et de déterminer si les pays hôtes sont en mesure de respecter leurs engagements. À défaut de progrès significatifs, l’avenir de l’organisation de la CAN-2027 pourrait être sérieusement remis en question, accentuant la pression sur les autorités locales pour accélérer la cadence des chantiers.
-LAFORDASSE !






























