
Faute d’un communiqué officiel sanctionnant la réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), tenue vendredi à Dar es Salaam (Tanzanie), beaucoup de choses ont été dites. Il a fallu l’intervention du président de la Fédération ivoirienne de football, Idriss Yacine Diallo, membre coopté de ce même Comex, pour apporter un démenti ferme.
Une fois n’est pas coutume, la réunion du Comité exécutif (Comex) de la CAF, tenue vendredi 13 février à Dar es Salaam, a donné lieu à de nombreuses spéculations dans plusieurs médias, amplifiées sur les réseaux sociaux. Chacun y est allé de sa version, oscillant entre des faits partiellement établis et des interprétations parfois éloignées de la réalité.
Présidée par Patrice Motsepe, cette réunion — à laquelle certains membres ont participé par visioconférence — aurait, selon plusieurs récits recoupés en partie par Botola, été marquée par des échanges vifs. Les discussions auraient notamment porté sur l’arbitrage lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, ainsi que sur la gestion de certains dossiers par le Jury disciplinaire de l’instance confédérale.
Dans cette atmosphère décrite comme tendue, le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, aurait pris la parole pour la première fois depuis son intégration au Comex en mars 2025. Il aurait pointé du doigt la Commission d’arbitrage et appelé à sa dissolution. Cette commission, récemment réorganisée, est désormais dirigée depuis octobre 2025 par le Congolais Olivier Safari Kabene, ancien président de la commission des arbitres de l’UNIFFAC (Union des fédérations de football de l’Afrique centrale).
La Commission d’arbitrage, au cœur d’enjeux majeurs, reste un organe particulièrement sensible. Plusieurs présidents d’associations membres du Comex seraient montés au créneau sur ce sujet. Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, Patrice Motsepe a évoqué ces questions à sa manière, sans toutefois laisser entendre qu’une crise était ouverte.
Autre point ayant suscité des débats avant même la tenue de la réunion : l’avenir du secrétaire général de la CAF, le Suisso-Congolais Véron Mosengo-Omba, et d’éventuels changements de gouvernance au sein de l’instance. Son absence, officiellement due à un deuil, a alimenté les rumeurs d’une possible mise à l’écart.
Quarante-huit heures après cette réunion — marquée également par l’absence remarquée du vice-président marocain Fouzi Lekjaâ — Idriss Yacine Diallo est intervenu par voie de communiqué. Il a ainsi tenu à « dégonfler » ce qu’il considère comme des interprétations excessives relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux.
« Le Président Yacine Idriss Diallo tient à préciser qu’il n’a, à aucun moment, ni publiquement, ni en privé, et encore moins lors de la réunion du Comité exécutif de la CAF tenue le vendredi 13 février 2026, exprimé une quelconque demande visant le départ du Secrétaire général de la CAF, Monsieur Véron Mosengo-Omba. Les propos et intentions qui lui sont prêtés ne reflètent en rien sa position », indique le communiqué.
Le président de la Fédération ivoirienne de football précise également qu’à « sa connaissance, aucune déclaration en ce sens n’a été formulée par ses collègues présidents de fédérations au cours de ladite réunion ». Il appelle, en outre, « à la responsabilité, à la retenue et à la rigueur dans le traitement et la diffusion de ce type d’informations ».
Le communiqué revient enfin sur les raisons de l’absence de Véron Mosengo-Omba : « En cette période particulière marquée par un deuil affectant le Secrétaire général de la CAF, le Président tient à rappeler que le respect et la décence doivent prévaloir. La Fédération ivoirienne de football demeure attachée aux principes de respect institutionnel, de solidarité et de stabilité au sein des instances du football africain. »
Plus qu’une simple mise au point, cette déclaration vise à clarifier la situation, à calmer les spéculations et à réaffirmer la position de Diallo vis-à-vis de la CAF et de son président, Patrice Motsepe, celui-là même qui l’a coopté après son échec électoral en mars 2025 !





























